Après un début de saison plutôt calme dans son ensemble, la violence a fait sa réapparition, dimanche, dans les gradins de plusieurs stades italiens, lors de la 12e journée du calcio, où les forces de l’ordre ont dû calmer les ardeurs de supporteurs très échauffés.
A Naples, les «tifosi» ont manifesté leur dépit, après l’écrasante défaite à domicile infligée à leur équipe par Parme (4-0). Cette «punition» enfonce encore un peu plus Naples à la dernière place du calcio.
Dans les heurts entre les supporteurs locaux et les forces de l’ordre, onze policiers ont été blessés et les détachements de police montée ont chargé pour dégager les abords du stade. Le quartier du président de Naples, Corrado Ferlaino, a même fait l’objet d’une surveillance policière très renforcée pendant plusieurs heures après la rencontre.
A Milan, une quinzaine de personnes, dont un fonctionnaire de police, Filippo Lapi, ont reçu des soins à l’infirmerie du stade, à la suite de plusieurs échauffourées sur les gradins et dans les tribunes de San Siro, lors du match Inter de Milan-AS Roma (3-0). Un convoi spécial a été formé pour rapatrier vers la capitale, tard dans la soirée, plusieurs milliers de supporteurs romains, sous escorte policière.
D’autres incidents ont été aussi signalés à Bergame, lors du match Atalanta-Milan AC, avec un employé du stade touché, mais sans gravité, par l’explosion d’un pétard. A Bologne, les «tifosi» des deux formations se sont livrés à un bref affrontement, sans victime, vite réprimé par l’intervention des policiers. (AFP)

