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Actualités - Chronologie

Affaire TWA : les militaires à la rescousse

Le Bureau national pour la sécurité des transports (NTSB) a appelé jeudi à la rescousse les experts militaires pour tenter de convaincre l’opinion publique – et l’industrie aéronautique américaine – de la possibilité de prévenir les explosions dans les réservoirs d’avions de ligne.
Dans le cadre d’auditions à Baltimore (Maryland) sur les causes possibles de l’explosion qui a détruit en vol, en juillet 1996, un Boeing 747 de la TWA avec 230 personnes à bord, le NTSB a interrogé plusieurs ingénieurs militaires responsables d’études visant à protéger des avions de chasse et des bombardiers dans des «milieux hostiles».
Le NTSB veut convaincre les autorités fédérales responsables de l’aviation civile (FAA) et les constructeurs aéronautiques, dont Boeing, de mettre en œuvre des mesures ponctuelles pour réduire l’inflammabilité des réservoirs sur les avions de ligne.

Gaz
surchauffés

Les causes de l’explosion du vol 800 de la TWA ne sont toujours pas connues, mais les experts s’accordent à reconnaître qu’une déflagration s’est produite au niveau du réservoir central, qui était presque vide, quelques minutes après le décollage de l’aéroport de New York. Les autorités américaines ont rejeté l’hypothèse d’une bombe ou d’un tir de missile.
Plusieurs journaux américains ont réclamé jeudi des mesures d’urgence pour réduire le risque d’explosion des gaz surchauffés dans les réservoirs.

L’avis des
militaires

«Les témoignages cette semaine aux auditions sur l’accident de 1996 laissent penser que des mesures raisonnables et nouvelles peuvent être prises pour éviter la répétition» d’une telle tragédie, écrit notamment le New York Times.
Et le quotidien de rappeler que Boeing et la FAA ont rejeté à l’origine les recommandations du NTSB qui avait recommandé l’an dernier une modification des réservoirs et en attendant des mesures ponctuelles, dont le remplissage des réservoirs centraux des avions pour éviter l’accumulation de gaz volatils et le recyclage du kérosène juste avant le décollage pour en refroidir la température.
Ralph Lauzze, responsable d’un programme d’études destiné à améliorer la résistance des avions de l’US Air Force, a affirmé, photos à l’appui, que l’introduction de mousses spéciales dans les réservoirs d’avions de combat permet de limiter le danger d’explosion en cas d’impact de DCA.
Hardy Tyson, du centre d’essais de l’aéronavale à China Lake (Californie), a indiqué que de nouveaux produits chimiques sont à l’essai pour étouffer les explosions dans les réservoirs.
Selon Robert Ball, professeur dans une académie navale, des gaz inertes comme l’azote sont couramment introduits dans les réservoirs d’avions de chasse pour éviter l’expansion de gaz inflammables.
Aucune de ces mesures n’est appliquée pour le moment aux avions de ligne.
Dans la matinée, les responsables du NTSB se sont attachés à passer au crible toutes les origines imaginables de l’étincelle qui a fait exploser les vapeurs surchauffées de kérosène du vol 800, avant d’examiner les diverses réparations effectuées sur l’avion en service depuis 1971.
Placé sur la défensive depuis le début de la semaine, le constructeur Boeing s’est longuement étendu sur les nombreux programmes d’inspection mis en place pour la flotte des 747. «Tous ces efforts ont été orientés sur les questions de sécurité, pas pour faire durer les avions plus longtemps», a affirmé Robert Vannoy, ingénieur chez le premier avionneur mondial. (AFP)
Le Bureau national pour la sécurité des transports (NTSB) a appelé jeudi à la rescousse les experts militaires pour tenter de convaincre l’opinion publique – et l’industrie aéronautique américaine – de la possibilité de prévenir les explosions dans les réservoirs d’avions de ligne.Dans le cadre d’auditions à Baltimore (Maryland) sur les causes possibles de l’explosion qui a détruit en vol, en juillet 1996, un Boeing 747 de la TWA avec 230 personnes à bord, le NTSB a interrogé plusieurs ingénieurs militaires responsables d’études visant à protéger des avions de chasse et des bombardiers dans des «milieux hostiles».Le NTSB veut convaincre les autorités fédérales responsables de l’aviation civile (FAA) et les constructeurs aéronautiques, dont Boeing, de mettre en œuvre des mesures ponctuelles pour...