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Actualités - Conferences Internationales

Premier accord mondial à Kyoto contre les changements climatiques

Le monde s’est doté jeudi à Kyoto, l’ancienne capitale du Japon, du premier accord qui ait jamais été adopté pour tenter d’infléchir une influence de l’Homme sur le climat de la planète.
Il n’existe pas d’exemple où l’ensemble des pays de la terre — 159 étaient présents à Kyoto — aient réussi à se mettre d’accord aussi vite pour faire face à une menace qui se précise mais dont les effets les plus graves ne sont pas attendus avant une ou deux générations.
Moins de dix ans après la première alerte des scientifiques sur le risque d’un changement climatique, la communauté internationale a pris le 11 décembre 1997 des mesures pour limiter les émissions des gaz qui aggravent l’effet de serre, dont le plus présent est le gaz carbonique (CO2, dioxyde de carbone).
Si l’influence de l’Homme sur l’effet de serre a été découverte en 1896 par le Suédois Svante Arrharenius, il a fallu près d’un siècle pour qu’on commence à s’en préoccuper. En août 1988, après une longue sécheresse aux Etats-Unis, un des patrons de la NASA, Jim Hansen, évoquait le premier modèle de prédiction climatique établissant avec précision l’importance de la surconcentration de CO2 dans l’atmosphère, responsable d’un réchauffement.
La même année, les Nations Unis créent le Groupe intergouvernemental d’évaluation du climat (GIEC): plus de 4.000 experts du monde entier sont chargés d’établir un diagnostic de l’atmosphère et de la planète, afin de vérifier des hypothèses encore peu fondées.

Des indications inquiétantes

Le premier rapport, en 1990, donne des premières indications inquiétantes.
En juin 1992, le sommet de la terre, à Rio de Janeiro, lance une convention mondiale sur les changements climatiques qui propose une «stratégie mondiale» pour restreindre l’émission dans l’atmosphère des gaz jugés responsables de l’effet de serre, dont le plus présent est le CO2 (gaz carbonique).
En 1996, le deuxième rapport du GIEC établit, pour la première fois, une «influence discernable de l’Homme sur le climat». Le langage est prudent mais le cortège de catastrophes annoncées ébranle les gouvernements du monde.
1997: Deuxième sommet de la terre, à New York (ONU). Le président Clinton affirme la nécessité de faire de la lutte contre le réchauffement une priorité, mais rien de concret n’est décidé.
Enfin, alors qu’un nouveau rapport du GIEC analyse les impacts potentiels peu encourageants du réchauffement, continent par continent, 159 pays adoptent, le 11 décembre à Kyoto, un protocole de la Convention cadre sur les changements climatiques, prévoyant des limitations des émissions de six gaz à effet de serre.
Ce protocole est adopté — par consensus — après des négociations très dures. Les affrontements Europe-Etats-Unis ou pays industrialisés/pays en développement n’ont pas manqué.
En moins de dix ans, un pari impressionnant a donc été relevé mais il reste à savoir comment ce protocole — qui est à la convention ce qu’un décret est à une loi — sera appliqué. Pays du tiers-monde et Européens ont tenté d’éviter l’introduction d’échappatoires qui rendraient le traité inopérant.
Mais il y a de plus en plus de traités internationaux sur l’environnement et leur application est toujours plus ardue, en l’absence de mécanismes de contrôle efficaces. (AFP)
Le monde s’est doté jeudi à Kyoto, l’ancienne capitale du Japon, du premier accord qui ait jamais été adopté pour tenter d’infléchir une influence de l’Homme sur le climat de la planète.Il n’existe pas d’exemple où l’ensemble des pays de la terre — 159 étaient présents à Kyoto — aient réussi à se mettre d’accord aussi vite pour faire face à une menace qui se précise mais dont les effets les plus graves ne sont pas attendus avant une ou deux générations.Moins de dix ans après la première alerte des scientifiques sur le risque d’un changement climatique, la communauté internationale a pris le 11 décembre 1997 des mesures pour limiter les émissions des gaz qui aggravent l’effet de serre, dont le plus présent est le gaz carbonique (CO2, dioxyde de carbone).Si l’influence de l’Homme sur...