En pleine démocratie, les Forces armées chiliennes ont retrouvé le pouvoir aux toutes premières heures de mardi puisqu’elles sont chargées, selon la loi électorale, d’assurer l’ordre public sur tout le territoire national jusqu’à jeudi, date des élections législatives.
A partir de lundi minuit, toute propagande électorale dans la rue ou dans les médias a dû cesser. Toute manifestation de rue est également formellement interdite, tout comme la vente et la consommation d’alcool dans le pays qui a été gouverné de 1973 à 1990 par l’ex-dictateur Augusto Pinochet, aujourd’hui chef d’état-major des armées.
Les 1.409 bureaux de votes habilités à travers le Chili ont commencé à être protégés par les effectifs des Forces armées et de l’Ordre qui, pour accomplir leur mission, ont mobilisé 50.000 hommes dont 12.000 pour la seule région métropolitaine.
Aux membres des Forces armées se sont joints 30.000 policiers militaires, chargés du maintien de l’ordre sur la voie publique et qui collaboreront avec l’armée à assurer la tranquillité des lieux de scrutin.
C’est dans la région métropolitaine de Santiago que se concentrent le plus grand nombre des électeurs (plus de trois millions de personnes).
Lundi ayant été jour férié au Chili (Jour de l’Immaculée Conception) et jeudi étant le jour des élections, la semaine travaillée n’aura eu que quatre jours. (AFP).

