Voici les principales forces qui se feront face lors du scrutin appelé à se dérouler fin février ou début mars prochains:
- Les hindous nationalistes:
Le Bharatiya Janata Party (BJP, Parti du peuple indien) était le parti dominant à la chambre dissoute avec 162 sièges, mais était dans l’opposition, n’avant pas assez d’alliés. Il fut 13 jours au pouvoir après les élections de 1996, mais ne put trouver une majorité de gouvernement.
Parti du nord hindou qui souffre d’une faible implantation dans le sud dravidien. D’idéologie nationaliste, parfois anti-musulmane virulente, il est partisan d’un pouvoir fort. Il oscille entre deux stratégies, dure ou plus modérée, comme actuellement pour tenter de trouver des alliés. Au pouvoir dans la ville de New Delhi et dans cinq des 25 Etats de l’Union indienne, dont l’Uttar Pradesh (nord), le plus peuplé (140 millions).
Il a deux chefs: l’ex-premier ministre Atal Behari Vajpayee, 70 ans, dirigeant modéré, qui a conduit son parti au succès aux législatives de 1996, et son président Lal Krishna Advani, 70 ans, de tendance dure.
- Parti du Congrès (1):
Le plus vieux parti d’Inde (113 ans), celui de Nehru, d’Indira Gandhi et de son fils Rajiv. A été au pouvoir pendant 40 ans avant de subir une déroute aux élections de 1996, étant dépassé par le parti hindou nationaliste. Il avait 140 sièges à la chambre. A perdu du prestige en raison d’une fragmentation du pouvoir politique, l’émergence de partis régionaux et de scandales de corruption. La plupart des analystes le donnent encore perdant.
Son chef, Sitaram Kesri, 82 ans, a remplacé l’an dernier P.V. Narasimha Rao à la tête du parti mais n’a pu arrêter son déclin. Abondamment critiqué pour avoir fait chuter deux gouvernements en huit mois, pour un manque de charisme.
Mme Sonia Gandhi, 50 ans veuve d’origine italienne du premier ministre assassiné Rajiv Gandhi, garde une influence considérable sur le parti de son mari défunt. Elle s’est toujours refusée à en prendre la direction. On attend de faire revivre le «mythe Gandhi» et réinstaller la «dynastie» au pouvoir.
- Front uni:
Coalition hétéroclite de 13 partis allant du centre aux communistes formée après les élections de 1996. A gouverné depuis lors avec deux cabinets successifs, le dernier dirigé par M. Inder Kumar Gural, tous deux renversés par le Congrès qui les soutenait au Parlement où le Front n’avait que 180 sièges sur un totale de 545.
On attend de voir si le Front ira aux élections uni ou en ordre dispersé et qui le mènera au combat. M. Gujral, 77 ans, a son avenir derrière lui et ne devrait pas être celui là. Il expédie les affaires courantes jusqu’à la formation du prochain gouvernement. (AFP)

