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Actualités - Conferences Internationales

Les Etats-Unis moins exigeants avec les pays en développement


Les Etats-Unis ont partiellement levé à Kyoto leurs exigences de voir les pays en développement directement contraints aux mêmes réductions de gaz à effet de serre que les pays industrialisés.
«Nous appelons à une action dans ce sens dès que possible», donc pas forcément à Kyoto, a déclaré mercredi matin la négociatrice américaine Melinda Kimble.
La levée de ce préalable, réitéré à de nombreuses reprises par les officiels américains de tout niveau ces derniers mois, constitue une évolution de taille dans la négociation de Kyoto pour la signature d’un protocole limitant les émissions de gaz à effet de serre.
«Ce que nous voulons, c’est que les pays en développement aient leurs propres obligations, d’une façon ou d’une autre et dès que possible», a-t-elle dit, reconnaissant aussi que la négociation «faisait des progrès».
A ces exigences, les pays du groupe des 77 + Chine avaient réitéré à Kyoto leur refus catégorique de toute obligation de ce genre, rappelant qu’ils se sont déjà engagés, par la convention Climat, à mener des politiques appropriées pour réduire le CO2.
S’ils avaient maintenu leurs exigences, les Etats-Unis risquaient d’être confrontés à une fronde unanime des quelque 120 pays du tiers-monde représentés à Kyoto. Or, hier, aucune proposition dans ce sens n’avait été inscrite à l’ordre du jour des pourparlers.
La position américaine sur l’implication des pays en développement s’était assouplie dès l’ouverture de la conférence. Lundi, en proposant des objectifs différenciés par pays, les Etats-Unis avaient expliqué qu’ils n’attendaient plus de ces pays des engagements «au même niveau» que ceux qui leur seront imposés, renvoyant le tout à une déclaration de principe sur des «objectifs appropriés» qui sera définie dans une déclaration de principe qui, elle, reste à négocier.
La Convention des Nations Unies sur les changements climatiques (Rio, 1992) demande aux pays du tiers-monde de «s’efforcer de rendre leur développement économique compatible avec la lutte contre l’effet de serre».
Le «mandat de Berlin» (1995) stipule que les pays développés devront d’abord assumer seuls les restrictions de gaz à effet de serre dont ils sont encore responsables à plus de soixante pour cent. (AFP)
Les Etats-Unis ont partiellement levé à Kyoto leurs exigences de voir les pays en développement directement contraints aux mêmes réductions de gaz à effet de serre que les pays industrialisés.«Nous appelons à une action dans ce sens dès que possible», donc pas forcément à Kyoto, a déclaré mercredi matin la négociatrice américaine Melinda Kimble.La levée de ce préalable, réitéré à de nombreuses reprises par les officiels américains de tout niveau ces derniers mois, constitue une évolution de taille dans la négociation de Kyoto pour la signature d’un protocole limitant les émissions de gaz à effet de serre.«Ce que nous voulons, c’est que les pays en développement aient leurs propres obligations, d’une façon ou d’une autre et dès que possible», a-t-elle dit, reconnaissant aussi que la négociation...