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Actualités - Chronologie

Les inondations ont déjà fait 1500 morts en Somalie

Les inondations se poursuivent en Somalie, où le bilan s’élève à plus de 1.500 morts, tandis que plus de 65.000 personnes isolées par les eaux n’ont toujours pas accès à l’aide humanitaire, selon des chiffres publiés mercredi par les organisations humanitaires.
L’eau continue de monter dans les régions inondées du sud, rendant désormais impossible le transport d’aide humanitaire par la route entre Mogadiscio et Jilib, a témoigné mercredi un délégué du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
La coordination des organisations humanitaires a de son côté estimé que sur les quelque 230.000 «déplacés» par les inondations, environ 162.000 avaient pu être secourus, ce qui laisse encore plus de 65.000 personnes sans assistance.
«Ils sont bloqués dans les villages, réfugiés sur les toits, des buttes, des digues ou des dunes», indique un rapport de la coordination, alors que le bilan des inondations, qui ont commencé à la mi-octobre, est maintenant estimé à 1.542 morts «confirmées».
Les victimes sont mortes noyées ou écrasées par des éboulements, ou encore tuées par des crocodiles ou des serpents. La malaria, les diarrhées et autres maladies font également des ravages.
Dans la région de Jilib se trouvent notamment quelque 4.000 habitants de la petite ville de Marere réfugiés depuis un mois sur une digue, où ils n’ont d’autre nourriture que des fruits verts, de l’herbe et des biscuits, a rappelé Josué Anselmo, porte-parole régional du CICR.
«Leur situation est déjà très mauvaise et va empirer. Il va falloir trouver un autre moyen pour accéder à ces gens, peut-être une combinaison camions-bateaux», a-t-il déclaré.
Selon lui, l’eau de la rivière Shabelle continue de monter et se rapproche de plus en plus du fleuve Juba en crue. «En un jour, nous avons vu l’eau avaler trois kilomètres de route. Deux nouveaux villages ont été totalement inondés», a-t-il ajouté.
Les habitants des villages inondés ou menacés prennent la route, avec leur baluchon et leurs casseroles, sans savoir où aller. Certains se dirigent vers Jilib, d’autres vers Mogadiscio, a-t-il ajouté. «Tous les jours, de nouveaux habitants supplémentaires sont affectés», a ajouté le porte-parole du CICR.
Les quelque 160.000 personnes auxquelles les organisations humanitaires ont pu accéder sont dans un état désespéré. Leurs provisions s’épuisent et elles souffrent de maladies de plus en plus graves, estime également la coordination humanitaire.
Mais ces gens ont tout de même pu recevoir de l’aide — médicaments, couvertures, bâches en plastique et biscuits protéinés — acheminée par avion dans les zones encore accessibles, puis à bord de 14 petits bateaux dont disposent les organisations humanitaires.
Ces dernières disent avoir un besoin désespéré d’hélicoptères, mais un projet de location de quatre appareils sud-africains n’a pas abouti. Elles espèrent maintenant en obtenir deux plus gros, attendus d’Ukraine.
Outre la Somalie, les inondations touchent également l’Ethiopie, où elles ont fait quelque 300 morts, l’Ouganda, le Kenya et la Tanzanie. (AFP)
Les inondations se poursuivent en Somalie, où le bilan s’élève à plus de 1.500 morts, tandis que plus de 65.000 personnes isolées par les eaux n’ont toujours pas accès à l’aide humanitaire, selon des chiffres publiés mercredi par les organisations humanitaires.L’eau continue de monter dans les régions inondées du sud, rendant désormais impossible le transport d’aide humanitaire par la route entre Mogadiscio et Jilib, a témoigné mercredi un délégué du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).La coordination des organisations humanitaires a de son côté estimé que sur les quelque 230.000 «déplacés» par les inondations, environ 162.000 avaient pu être secourus, ce qui laisse encore plus de 65.000 personnes sans assistance.«Ils sont bloqués dans les villages, réfugiés sur les toits, des buttes, des...