«L’idée n’est pas nouvelle, des particuliers reçoivent des orphelins à leur table, chose que nous avons nous-mêmes entreprise l’année dernière mais durant les week-ends seulement. Cette année, il s’agit sans doute de la première fois qu’un projet de cette envergure est monté». Mme Chatila voudrait, sur ce point, souligner que c’est grâce aux volontaires qui ont accouru à l’appel, qu’une telle action a pu voir le jour.
En effet, ils étaient cinq au début. Effet boule de neige: ils sont maintenant une bonne vingtaine et le nombre de volontaires va croissant.
«Pour commencer, le terrain ( l’ex-Carmel St-Joseph) nous a été offert par M. Rafic Hariri».
«Ensuite, notre appel, des particuliers comme des sociétés ont commencé à se manifester. Nous avons déjà des wagons-toilettes préfabriqués, une société d’assurances couvre tout incident qui pourrait se produire. Des mères de famille font le «fattouche», d’autres peuvent mijoter un plat».
Les écoles ne sont pas en reste. «Des classes nous offrent des sachets de soupe, des boissons comme le djellab et l’amareddine, des couverts. Les tout-petits feront des dessins sur un papier format A3 en guise de sous-plats. Cette action humanitaire prend ainsi un aspect éducateur en impliquant les enfants. Ils apprennent à penser à autrui, à œuvrer pour les moins favorisés», dit Iffat Chatila.
Cette belle leçon de générosité ne s’arrête pas là. En plus des repas du Ramadan, les philanthropes veulent, à l’occasion de la fête du Fitr, offrir des cadeaux et des vêtements neufs à des enfants de familles pauvres. A cet effet, des caisses seront déposées dans plusieurs endroits de la ville (cafés, universités, centres commerciaux...) ainsi que des points de vente de gadgets. Les dons récoltés serviront également à la construction d’un centre pour handicapés physiques «Cedars For Care».
Pour ces jeunes, une action ponctuelle ne suffit pas. Et une bonne action n’est véritablement efficace que si elle implique le plus grand nombre de bienfaiteurs.
La solidarité, c’est cela...
Maya GHANDOUR

