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Actualités - Chronologie

Massacres sélectifs en Colombie : 50 civils tués par l'Extrême droite

Au moins 42 civils ont été «sélectivement» tués au cours de quatre massacres, perpétrés en Colombie le week-end dernier et attribués par des paysans locaux à une «bande de 50 paramilitaires d’extrême droite».
Les attaquants ont envahi plusieurs villages dont celui de Dabeiba (nord-ouest) et, «avec des listes de noms» à la main, des armes dans l’autre, ont défoncé les portes des maisons, ont raconté des paysans terrorisés dont une centaine sont partis se réfugier dans les montagnes avoisinantes.
A Dabeiba, théâtre du dernier des quatre massacres du week-end, ils ont ordonné aux habitants de s’enfuir, mais ont emmené avec eux «un certain nombre» de paysans, a affirmé l’un des réfugiés à la presse.
Ils ont incendié 22 maisons. 15 cadavres ont été retrouvés aux alentours du village, dont ceux de deux enfants.
Des scénarios à peu près identiques se sont déroulés, deux le samedi et un autre le dimanche, dans trois autres localités de la région.
A ce total de 42 civils tués, il faut ajouter le massacre, aussi en fin de semaine, de 8 jeunes gens à Medellin, à 500 km à l’ouest de Bogota. Il s’agirait d’affaires de drogue et de «nettoyage» lancées soit entre bandes rivales soit par des groupes de milices de droite, selon les autorités locales.
Le président colombien Ernesto Samper a convoqué le 1er décembre une réunion extraordinaire de son Cabinet pour faire face à cette nouvelle vague de violence. Le ministre de la Défense Gilberto Echeverri a condamné ces massacres affirmant que la Colombie subissait la «plus sauvage des guerres» avec la multiplication des assassinats de civils.
Cette recrudescence des actions des paramilitaires est une «démonstration claire de leur stratégie de «justice privée», a-t-il estimé.
Dans la région du nord-ouest, depuis 1996, les combats se sont multipliés entre la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, communistes) et l’armée colombienne d’une part et les groupes paramilitaires d’autre part.
Les affrontements entre la guérilla et les milices d’autodéfense, décidés à éliminer la guérilla et leurs sympathisants civils, font suite, eux, à une nouvelle montée en puissance des paramilitaires.
En juillet dernier, 5.000 militants des «Autodéfenses paysannes unies de Colombie» s’étaient réunis dans une hacienda (propriété) du nord-ouest du pays et avaient proclamé qu’ils «joueraient désormais le rôle que ne remplissent pas les forces régulières», selon l’hebdomadaire «Cambio 16».
La guérilla (FARC et ELN, Armée de libération nationale, guévariste) totalise quelque 18.000 hommes. (AFP)
Au moins 42 civils ont été «sélectivement» tués au cours de quatre massacres, perpétrés en Colombie le week-end dernier et attribués par des paysans locaux à une «bande de 50 paramilitaires d’extrême droite».Les attaquants ont envahi plusieurs villages dont celui de Dabeiba (nord-ouest) et, «avec des listes de noms» à la main, des armes dans l’autre, ont défoncé les portes des maisons, ont raconté des paysans terrorisés dont une centaine sont partis se réfugier dans les montagnes avoisinantes.A Dabeiba, théâtre du dernier des quatre massacres du week-end, ils ont ordonné aux habitants de s’enfuir, mais ont emmené avec eux «un certain nombre» de paysans, a affirmé l’un des réfugiés à la presse.Ils ont incendié 22 maisons. 15 cadavres ont été retrouvés aux alentours du village, dont ceux de deux...