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Actualités - Chronologie

OPEP : le marché prendra du temps pour s'ajuster aux nouveaux quotas

Les marchés pétroliers vont prendre du temps pour s’ajuster au nouveau plafond de production de l’OPEP, et une baisse momentanée des prix du brut ne signifierait pas que ce plafond de 27,5 mbj est trop haut, a déclaré lundi Rilwanu Lukman, secrétaire général de l’OPEP.
«Nous devons donner à cet accord le temps nécessaire pour se mettre en place et voir ses conséquences à long terme», notamment parce que les nouveaux quotas ne prendront effet qu’à partir de janvier prochain, a précisé M. Lukman lors de la conférence de presse de clôture de la Conférence de l’OPEP.
Les onze ministres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, réunis pour leur 103e conférence semestrielle dans la capitale indonésienne, ont décidé une augmentation de leurs quotas de production de 10%, pour la première fois depuis quatre ans.
Cette augmentation de la production est répartie entre tous les pays membres au prorata de leurs quotas existants.
Interrogé sur la capacité de l’OPEP de maintenir son objectif de 21 dollars le baril alors que le prix du baril de brut a baissé sur les marchés à environ 18,8 dollars, M. Lukman a indiqué que cet objectif officiel «n’est pas sacré».
«Notre volonté est de maintenir des prix stables, nous ne cherchons pas des prix extrêmement élevés», a-t-il dit, précisant «nous restons attachés à cet objectif de prix».
L’OPEP couvre actuellement 40% de la production mondiale de pétrole brut et détient 77% des réserves pétrolières de la planète. Le nouveau plafond de production est en ligne avec les prévisions de la demande adressée aux bruts de l’OPEP en 1998 estimée entre 27,5 et 28 mbj.
La prochaine conférence de l’OPEP se tiendra à Vienne le 24 juin 1998.
Par ailleurs, la décision de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ce week-end de relever ses quotas de production a entraîné une forte baisse du prix du pétrole Brent (qualité de référence de la mer du Nord) lundi sur un marché londonien surpris par l’ampleur de la hausse.
En milieu de journée, le pétrole Brent se traitait à 18,25 dollars le baril (livraison en janvier) contre 18,44 dollars à l’ouverture et 18,93 dollars vendredi en fin d’échanges.
Les pays membres de l’OPEP, réunis la semaine dernière à Djakarta (Indonésie) pour leur 103e conférence semestrielle, ont décidé le relèvement de 10% de leurs quotas de production, qui s’élèveront désormais à 27,5 millions de barils par jour (bpj).
Cette hausse a pris de court l’ensemble du marché par son importance alors que les perspectives d’offre restent importantes pour les mois à venir et que la demande pourrait se ralentir, ont souligné des analystes.
«L’offre est une chose, la demande en est une autre», a estimé Peter Gignoux, analyste pour la maison de courtage Smith Barney.
En tablant sur une hausse de la demande pour absorber les nouvelles quantités de pétrole produites, les membres du cartel ont oublié la crise financière qui sévit actuellement en Asie du Sud-Est et qui pourrait plomber le niveau de la consommation et de la demande industrielle dans la région.
«Or, la plupart des économistes révisent déjà (à la baisse) leurs estimations de croissance et de consommation», a noté l’analyste.
Les prévisions des experts sur la demande adressée à l’OPEP en 1998 oscillent entre 26,5 millions de bpj et 27,5 millions de bpj pour les plus optimistes.
Cette décision «légitimise» les niveaux actuels de production de l’OPEP, estimée à environ 27,7 millions de barils par jour au mois d’octobre, jugent les spécialistes.
Mais même si les membres du cartel se sont engagés à respecter ces limites, les analystes craignent les dépassements systématiques des plafonds de production par ceux qui le peuvent et ne se sont pas privés de le faire au cours des dernières années, telle l’Arabie Séoudite ou encore le Venezuela.
Certains estiment même que l’OPEP, qui fournit 40% du pétrole mondial, pourrait produire jusqu’à 28,5 millions de bpj, voire plus. (AFP)
Les marchés pétroliers vont prendre du temps pour s’ajuster au nouveau plafond de production de l’OPEP, et une baisse momentanée des prix du brut ne signifierait pas que ce plafond de 27,5 mbj est trop haut, a déclaré lundi Rilwanu Lukman, secrétaire général de l’OPEP.«Nous devons donner à cet accord le temps nécessaire pour se mettre en place et voir ses conséquences à long terme», notamment parce que les nouveaux quotas ne prendront effet qu’à partir de janvier prochain, a précisé M. Lukman lors de la conférence de presse de clôture de la Conférence de l’OPEP.Les onze ministres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, réunis pour leur 103e conférence semestrielle dans la capitale indonésienne, ont décidé une augmentation de leurs quotas de production de 10%, pour la première fois depuis...