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Actualités - Chronologie

Inde : marchandages politiqus après la chute du gouvernement

Les marchandages politiques ont commencé ce week-end, au lendemain de la démission du gouvernement indien du premier ministre Inder Kumar Gujral, le Parti du Congrès et l’opposition nationaliste hindoue cherchant un soutien, très aléatoire, pour former une coalition stable.
M. Gujral, conformément à la décision du président KR Narayanan, expédie les affaires courantes en attendant la formation d’un nouveau gouvernement, qui serait le 5e en moins de deux ans, ou, faute de majorité, la convocation d’élections anticipées.
Le Congrès, qui a retiré son soutien à la coalition Front uni de M. Gujral, entraînant sa démission, et le parti hindou BJP, qui attend dans l’opposition depuis des mois d’avoir sa chance de gouverner, se sont réunis pour déterminer s’ils peuvent obtenir assez de soutien.
Le Chambre basse du Parlement, le Lok Sabha, est divisée en trois grands blocs depuis les élections de 1996: le BJP (Parti indien du peuple), première formation en nombre de sièges, le Congrès et le Front uni. Aucun n’a de majorité suffisante.
La douzaine de petits partis formant le Front uni ont indiqué qu’ils ne soutiendraient ni le BJP, ni le Congrès, ne laissant quasiment aucune marge de manœuvre permettant d’éviter des élections anticipées. Celles-ci pourraient avoir lieu, le temps de les organiser, en février ou mars prochains.
«Nous attendrons la décision du président», a déclaré le chef du BJP, Lal Krishna Advani à l’issue d’une réunion de son parti.
Le BJP avait formé un gouvernement après les élections de 1996 où il était arrivé en tête, mais avait dû renoncer après 13 jours, ayant échoué à obtenir la confiance d’une majorité de parlementaires.
Les hindous nationalistes sont la force politique la mieux organisée d’Inde et ont connu une rapide croissance ces dernières années au détriment du Congrès, autrefois dominant. Le BJP et ses alliés sont au pouvoir dans cinq des 25 Etats de l’Union indienne, notamment en Uttar Pradesh (nord), le plus peuplé du pays.
Les analystes estiment que le BJP est plutôt favorable à des élections, n’ayant que peu de chances de trouver suffisamment d’alliés. «Le BJP peut améliorer son score lors d’un nouveau scrutin. Il est impossible qu’il forme un gouvernement aujourd’hui», a dit un expert, GVN Rao.
Quant au Congrès, qui a déjà indiqué vouloir former un gouvernement et qui a été condamné dans la presse pour avoir forcé une crise dont une majorité en Inde estimait pouvoir se passer, ses chances n’apparaissent pas meilleures.
«Nous sommes prêts à former un gouvernement, prêts à en assumer la responsabilité», a affirmé son chef, Sitaram Kesri. Il faudrait pour cela que le Front uni éclate, ce qui n’était pas prévisible samedi.
«Nous étudions diverses possibilités (d’alliances). Nous avons de l’espoir», a dit le porte-parole du Congrès.
«Le Congrès a tiré dans le dos du gouvernement», a affirmé le DMK, parti dont M. Kesri avait exigé en vain le départ du gouvernement. «Le Congrès va connaître un Waterloo lors de prochaines élections», a prédit Doraiswamy Raja, un dirigeant du PC, membre du Front uni.
M. Kesri avait déjà obtenu la chute d’un précédent gouvernement Front uni en avril, mais n’avait pu rassembler le soutien nécessaire à une coalition sous son égide. Une majorité d’analystes estime que le Congrès va tout droit à sa perte en cas de scrutin anticipé. (AFP)
Les marchandages politiques ont commencé ce week-end, au lendemain de la démission du gouvernement indien du premier ministre Inder Kumar Gujral, le Parti du Congrès et l’opposition nationaliste hindoue cherchant un soutien, très aléatoire, pour former une coalition stable.M. Gujral, conformément à la décision du président KR Narayanan, expédie les affaires courantes en attendant la formation d’un nouveau gouvernement, qui serait le 5e en moins de deux ans, ou, faute de majorité, la convocation d’élections anticipées.Le Congrès, qui a retiré son soutien à la coalition Front uni de M. Gujral, entraînant sa démission, et le parti hindou BJP, qui attend dans l’opposition depuis des mois d’avoir sa chance de gouverner, se sont réunis pour déterminer s’ils peuvent obtenir assez de soutien.Le Chambre basse du...