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Actualités - Reportage

Assembly-Hall - AUB José-Miguel Moreno : la guitare cent ans d'histoire...

Voilà un récital qui sort des chemins battus. Présentée par le centre Culturel hispanique Cervantes, la guitare a ici des flamboiement non seulement passionnels mais instructifs. Cent ans d’histoire contés par le biais des cordes pincées... José-Miguel Moreno, né à Madrid et détenteur de plus d’un prix, a offert aux mélomanes libanais non seulement une magistrale leçon de guitare mais des moments passionnants où l’histoire de la musique est narrée à travers les partitions de Mertz, Sor, Schubert, Llobet et Tarrega. L’art d’exprimer les sentiments à travers donc des œuvres de compositeurs peut-être pas toujours connus mais probablement familiers aux amateurs de la guitare et s’étendant de la période 1838 jusqu’en 1938. «Une romance sans paroles» (Lied Ohne Worte) de J.K. Mertz a donné le «la» à ce concert où la guitare déployait toutes ses ressources sonores. Morceau tranquille, d’une douce rêverie mais où la passion est vive comme des braises sous les cendres...
Une étude et des variations sur l’air de Malborough op.28 de F. Sor devait enchaîner entre notes égrenées et rythmes accélérés. Changement d’atmosphère avec l’adieu (une œuvre de Schubert transposée à la guitare par Tarrega) et le célèbre «Ständchen» (toujours de Schubert arrangée par J.K. Mertz). Plaisir de redécouvrir la voix du père des «lieders» dans des sonorités nouvelles où la délicatesse des accents de la guitare sied si bien à la narration de l’auteur du «Roi des Aulnes»... Duy Schubert certes mais si différent! Après l’entracte, place à un discours amoureux plus direct, plus véhément, franchement ibérique avec «testament d’Amelia» et «El Noi del mare» de M. Llobet, compositeur contemporain décidé en 1938. Une suite où se mêlent une andante, une mazurka, une pavane pour Marieta et Adelita. Voilà les accords impétueux et les déclarations tendres d’un F. Tarrega au faite d’une inspiration souvent impétueuses. Pour terminer du Mozart. Magie toujours présente et délice d’écouter une variation sur un air de «la flûte enchantée» de celui pour qui la musique est un chant d’une légèreté aérienne. .. Du Mozart sur guitare, voilà une délicieuse innovation, à savourer tel un fruit mûr dont on connaît d’avance le goût merveilleux...
E.D.
Voilà un récital qui sort des chemins battus. Présentée par le centre Culturel hispanique Cervantes, la guitare a ici des flamboiement non seulement passionnels mais instructifs. Cent ans d’histoire contés par le biais des cordes pincées... José-Miguel Moreno, né à Madrid et détenteur de plus d’un prix, a offert aux mélomanes libanais non seulement une magistrale leçon de guitare mais des moments passionnants où l’histoire de la musique est narrée à travers les partitions de Mertz, Sor, Schubert, Llobet et Tarrega. L’art d’exprimer les sentiments à travers donc des œuvres de compositeurs peut-être pas toujours connus mais probablement familiers aux amateurs de la guitare et s’étendant de la période 1838 jusqu’en 1938. «Une romance sans paroles» (Lied Ohne Worte) de J.K. Mertz a donné le «la» à ce...