«Nous avons lancé une enquête interne et avons demandé à la Commission des opérations de bourse d’effectuer sa propre enquête en profondeur», a indiqué Yamaichi dans un communiqué, après que le quotidien généraliste Tokyo Shimbun eut accusé deux responsables d’avoir commis un délit d’initiés.
Selon le journal japonais, MM. Tsugio Yukihara et Kyuzo Uetani ont vendu au total 600.000 actions, d’abord en janvier, puis juste avant que le courtier n’annonce qu’il avait demandé sa mise en liquidation volontaire.
L’action Yamaichi, désormais réduite à un chiffon de papier, valait encore plus de 500 yens en début d’année. A ce cours, les 600.000 actions des deux hommes représentaient une somme de 300 millions de yens (2,5 millions USD).
«Si l’enquête fait apparaître qu’ils ont commis des actions illégales, nous les poursuivrons en justice pour leur conduite criminelle», ajoute le courtier japonais, dont la mise en liquidation a été annoncée lundi.
Citant des sources non identifiées, le Tokyo Shimbun affirme que Yamaichi Securities est particulièrement remonté contre M. Yukihara, qui présidait le conseil d’administration de la maison de titres jusqu’en août dernier. M. Yukihara avait alors été contraint à renoncer à ses fonctions, en raison de l’implication du groupe dans un scandale de versements de fonds à la pègre.
Questionné par une commission parlementaire, M. Yukihara a démenti avoir vendu ses actions: «Je n’ai pas vendu une seule action. J’ai 130.000 actions en portefeuille».
M. Uetani, l’autre ancien président du conseil d’administration, a indiqué, selon l’agence de presse Jiji, «détenir 200.000 actions depuis plusieurs années». «Je ne les ai pas vendues», a-t-il affirmé. (AFP)

