Cité par IRNA, une «source autorisée» a souligné que ces militaires irakiens, capturés durant la guerre contre l’Irak (1980/88), seraient libérés «dans le cadre de la politique humanitaire» de Téhéran.
La libération des soldats irakiens semble être un signe de bonne volonté de Téhéran envers l’Irak à la veille du sommet de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), prévu en décembre dans la capitale iranienne.
Selon des sources iraniennes, M. Taha Yassine Ramadan, vice-président irakien, doit représenter son pays à ce sommet, qui se tient pour la première fois en Iran.
La question des prisonniers de guerre et des soldats portés disparus durant le conflit irano-irakien est le principal obstacle à une normalisation des relations entre Bagdad et Téhéran.
Ce conflit s’est soldé pour les Iraniens par quelque 300.000 morts et plus de 500.000 blessés, dont quelque 380.000 invalides de guerre, selon les estimations officielles iraniennes.
L’Iran avait remis l’été dernier aux autorités irakiennes plusieurs centaines de prisonniers de guerre irakiens, libérés en signe de «bonne volonté» de la part de Téhéran pour régler ce contentieux.
Bagdad affirme avoir libéré tous les prisonniers mais l’Iran affirme qu’il reste au moins 5.000 Iraniens en Irak. Selon Bagdad, 20.000 prisonniers irakiens sont encore détenus en Iran.
Depuis la fin du conflit entre les deux pays en été 1988, les restes des corps de plus de 37.000 soldats iraniens ont été retrouvés.
Les deux pays procèdent plusieurs fois par an à des échanges de dépouilles ou de prisonniers militaires en vertu d’un accord bilatéral, conclu le 14 septembre 1996 à Téhéran. (AFP)

