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Actualités - Communiques Et Declarations

Les milieux arméniens condamnent les propos du ministre Azéri

Les déclarations au Liban du ministre azéri des Affaires étrangères, M. Hassan Hassanov, sur le conflit du Nagorny-Karabakh, ont suscité de vives réactions de la part des différentes forces politiques arméniennes qui ont accusé le chef de la diplomatie de Bakou de «déformer la réalité».
Dans un communiqué publié hier, le comité central du parti Tachnag a accusé M. Hassanov de «tenter de dissocier les Arméniens libanais du reste de leurs compatriotes libanais en les appelant à jouer le rôle de médiateur pour aider l’Azerbaïdjan à récupérer ses territoires» occupés dans le cadre du conflit du Nagorny-Karabakh, l’enclave à majorité arménienne en Azerbaïdjan.
Le Tachnag a accusé M. Hassanov de faire «miroiter aux yeux des Libanais des profits exorbitants au cas où ils investiraient en Azerbaïdjan dans le domaine du pétrole».
Pour sa part, M. Raphi Madayan, coordinateur de l’Association «Ararat», a déclaré qu’«il est important de rappeler à M. Hassanov que les Arméniens au Liban sont des Libanais à part entière et ne s’opposent pas au développement des relations de Beyrouth avec les autres pays».
M. Madayan a d’autre part accusé le ministre azéri de «déformer la réalité» au sujet du conflit au Karabakh, indiquant que «la résistance dans cette enclave a été obligée de défendre la population après que l’armée azéri eut massacré en 1988 dans la région de Sumgait des dizaines de milliers d’Arméniens, chassé les Arméniens de Bakou et imposé un blocus au Karabakh afin de l’occuper». M. Madayan a ajouté que «les relations entre les Arabes et les Arméniens sont anciennes et profondes parce que les deux peuples sont les victimes du pan-turkisme et du sionisme qui sévissent aussi bien dans le monde arabe que dans le Caucase».
Le responsable de l’Association «Ararat» a enfin déclaré que le ministre azéri «a fait sentir aux Libanais le parfum du pétrole de l’Azerbaïdjan pour obtenir de Beyrouth la condamnation de l’Arménie à l’ONU. Mais le Liban n’oubliera pas que Erevan l’a soutenu pendant l’agression israélienne d’avril 1996».
Pour sa part, le ministre azéri des Affaires étrangères, M. Hassan Hassanov, a remis hier au président de la République, M. Elias Hraoui, un message de son homologue azéri.
Arrivé mercredi à Beyrouth à la tête d’une délégation officielle, M. Hassanov a notamment déclaré au terme d’un entretien avec le chef de l’Etat que le conflit entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie devrait être réglé pacifiquement, à travers des négociations.
A 10h30, la délégation azéri s’est rendue au palais Bustros où elle a entamé avec le ministre Farès Boueiz et les hauts fonctionnaires du ministère des AE, des pourparlers visant à promouvoir les relations entre les deux pays, sur le plan économique en particulier.
Interrogé par les journalistes à l’issue des entretiens, M. Boueiz a affirmé que le Liban ne pouvait se permettre d’ouvrir une ambassade en Azerbaïdjan pour des raisons économiques, étant donné le régime d’austérité actuellement appliqué par le gouvernement.
De son côté, M. Hassanov a insisté sur les possibilités d’une coopération économique entre les deux pays: «Le Liban bénéficie de la présence de capitaux importants et l’Azerbaïdjan a des ressources naturelles considérables. Nous sommes donc convenus de conjuguer ces deux éléments qui profiteront aux deux parties», a-t-il ajouté, avant d’annoncer dans ce cadre la visite prochaine d’hommes d’affaires libanais en Azerbaïdjan.
Puis, le ministre azéri s’est rendu au sérail gouvernemental pour y conférer avec le premier ministre Rafic Hariri. «Nous sommes convenus de la nécessité de conclure des accords économiques entre nos deux pays», a-t-il dit, avant de poursuivre: «Nous espérons que le président azéri rencontrera à Téhéran (en décembre) le chef de l’Etat et le premier ministre libanais».
Par ailleurs, M. Hassanov a indiqué que le Liban pourra bénéficier du pétrole azéri qui sera prochainement acheminé vers la Turquie, pour combler son manque en hydrocarbures.
Les déclarations au Liban du ministre azéri des Affaires étrangères, M. Hassan Hassanov, sur le conflit du Nagorny-Karabakh, ont suscité de vives réactions de la part des différentes forces politiques arméniennes qui ont accusé le chef de la diplomatie de Bakou de «déformer la réalité».Dans un communiqué publié hier, le comité central du parti Tachnag a accusé M. Hassanov de «tenter de dissocier les Arméniens libanais du reste de leurs compatriotes libanais en les appelant à jouer le rôle de médiateur pour aider l’Azerbaïdjan à récupérer ses territoires» occupés dans le cadre du conflit du Nagorny-Karabakh, l’enclave à majorité arménienne en Azerbaïdjan.Le Tachnag a accusé M. Hassanov de faire «miroiter aux yeux des Libanais des profits exorbitants au cas où ils investiraient en Azerbaïdjan dans...