Un Japonais, Takao Doi, un Ukrainien, Léonid Kadeniouk, une Américaine d’origine indienne, Kalpana Chawla, et trois Américains se trouvent à bord de Columbia pour cette mission scientifique de seize jours.
«Tout a bien fonctionné», a déclaré un porte-parole de la NASA après le tir, qui s’est déroulé par très beau temps.
Pour la première fois, près de six minutes après son lancement, Columbia a roulé sur elle-même de 180 degrés pour garder le contact radio entre la Terre et les astronautes. En raison de la fermeture de la station d’écoutes des Bermudes, l’équipage devait en effet pointer les antennes de la navette vers un satellite pour maintenir les communications.
Les astronautes ont déjà mis en route une série d’expérimentations, dont le four Mephisto destiné à réaliser des expériences franco-américaines sur les alliages de métaux. Ces tests sont réalisés en collaboration entre le Centre national d’études spatiales (CNES), le Commissariat français à l’énergie atomique (CEA) et l’Université de Floride, aux-Etats-Unis.
Jeudi, l’équipage a lâché dans l’espace l’observatoire Spartan, chargé d’étudier la couronne du soleil, et notamment les éruptions de matière à la surface de l’astre et les vents solaires. Les chercheurs disposeront ainsi d’un nouvel outil pour déterminer comment ces phénomènes affectent les satellites, la météorologie sur Terre et les télécommunications.
Spartan sera récupéré dans deux jours et ramené à terre avec la navette.
Par ailleurs, au cours de la mission, le Japonais Takao Doi et l’Américain Winston Scott effectueront une sortie dans l’espace de plus de six heures, au cours de laquelle ils réaliseront notamment une simulation du remplacement d’une batterie sur la station spatiale internationale.
Cette manœuvre était prévue lors d’une précédente mission de la navette mais les astronautes n’avaient pas réussi à ouvrir l’écoutille leur permettant de sortir.
Scott et Doi libéreront également et récupéreront un petit satellite doté d’une caméra, l’AERCam Sprint. Cet engin, qui sera télécommandé de l’intérieur de la cabine de la navette, permettra à l’avenir de vérifier l’état d’un vaisseau spatial de l’extérieur, sans avoir recours à une sortie dans l’espace.
Parmi les expériences scientifiques au menu de ce vol figurent encore des essais sur la combustion en microgravité et sur la croissance des plantes, une expérimentation de l’Ukraine confiée à Léonid Kadeniouk.
Columbia reviendra se poser sur la piste du centre spatial Kennedy le 5 décembre. (AFP)

