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Actualités - Chronologie

Scandale du tabac : la popularité du gouvernement Blair s'effrite

La popularité longtemps inégalée du gouvernement travailliste de Tony Blair a commencé à s’effriter cette semaine, après le scandale du tabac et de la Formule 1, auquel le premier ministre peine à mettre un terme définitif malgré des excuses publiques.
Un nouveau sondage publié jeudi dans le quotidien conservateur «Daily Telegraph» montre que la cote de confiance du gouvernement a reculé de 14 points entre septembre et début novembre.
Une large majorité de Britanniques (62%, contre 76% en septembre) continue à estimer «digne de confiance» et «honnête» Tony Blair, qui considère «le contrat de confiance» entre le peuple et son gouvernement comme la base indispensable de sa politique. Mais la cote du gouvernement n’a cessé de reculer de quinzaine en quinzaine depuis septembre.
En début de semaine, un autre sondage publié dans le «Sun» a fait apparaître un recul de six points de la cote des travaillistes après le scandale de la F1.
Un scandale qui a conduit Tony Blair à venir faire des excuses à la télévision dimanche et à admettre qu’il y avait eu «l’apparence d’un conflit d’intérêts» entre un don de un million de livres du patron de la F1 aux travaillistes et la récente décision du gouvernement d’exempter ce sport de l’interdiction de la publicité pour le tabac.
Les travaillistes devaient à nouveau pouvoir mesurer les effets du scandale à l’occasion de deux élections législatives partielles dans le sud de l’Angleterre, à Beckenham et à Winchester. Le Labour n’avait, jeudi, aucune chance dans ces deux fiefs de l’opposition mais les observateurs ne manqueront pas de regarder de près les scores de ses candidats à la lumière des derniers événements.
En dépit de son mea culpa public, Tony Blair ne parvient pas à enterrer définitivement le scandale, dont la presse fait ses unes depuis dix jours. Selon le «Daily Telegraph» de jeudi, l’époux du ministre en charge du dossier, Tessa Jowell, aurait des liens plus étroits avec la Formule 1 que ce qui avait été dit jusqu’à présent.
De premiers articles de presse avaient indiqué qu’il travaillait comme avocat pour l’écurie Benetton, mais qu’il avait abandonné ses fonctions dès la formation du gouvernement Blair. Le «Daily Telegraph» révèle qu’il est en fait toujours directeur d’un groupe qui fabrique des voitures de course, ce que ni l’intéressé, ni son épouse, n’ont démenti.
Dans sa chasse aux faux pas des travaillistes, qui s’apparente aujourd’hui au traitement qu’elle avait réservé pendant des années aux conservateurs, la presse a fait une nouvelle victime jeudi.
Le «Financial Time» a ainsi révélé que le ministre chargé de la Justice, Lord Irvine, avait ordonné à grands frais la réfection des appartements privés de son ministère dont il n’appréciait pas la décoration.
Les contribuables britanniques auraient ainsi, selon le journal, acquitté une facture de 300.000 livres (510.000 dollars) pour cette rénovation, dont quelque 60.000 livres (102.000 dollars) pour le seul papier peint du Lord chancelier. (AFP)
La popularité longtemps inégalée du gouvernement travailliste de Tony Blair a commencé à s’effriter cette semaine, après le scandale du tabac et de la Formule 1, auquel le premier ministre peine à mettre un terme définitif malgré des excuses publiques.Un nouveau sondage publié jeudi dans le quotidien conservateur «Daily Telegraph» montre que la cote de confiance du gouvernement a reculé de 14 points entre septembre et début novembre.Une large majorité de Britanniques (62%, contre 76% en septembre) continue à estimer «digne de confiance» et «honnête» Tony Blair, qui considère «le contrat de confiance» entre le peuple et son gouvernement comme la base indispensable de sa politique. Mais la cote du gouvernement n’a cessé de reculer de quinzaine en quinzaine depuis septembre.En début de semaine, un autre sondage...