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Actualités - Chronologie

Le PAM prédit les pires sécheresses depuis cent ans en Afrique australe

L’Afrique australe pourrait connaître dans les mois à venir les pires sécheresses depuis cent ans, créant un besoin d’aide alimentaire pour 5 millions d’habitants de la région, a estimé le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM).
La directrice générale du PAM, Catherine Bertini a indiqué que les conséquences du phénomène climatique El Nino représentaient un risque réel dans les neuf mois à venir pour environ 27 millions de personnes réparties entre le Lesotho, le Swaziland, le Malawi, Madagascar, la Tanzanie et la Zambie.
Cinq millions de ces personnes peuvent être considérées comme «très vulnérables», a expliqué à la presse à Johannesburg Mme Bertini, présente en Afrique du Sud pour évaluer les préparatifs dans la région.
La vulnérabilité de Madagascar, a indiqué le PAM, a été accrue par de récentes invasions de sauterelles dans le sud, le centre et le nord-ouest de l’île.
Des pays comme l’Afrique du Sud et la Namibie ainsi que certaines parties du Zimbabwe et du Botswana encourent moins de risques en raison de leurs capacités alimentaires.
Fournir une aide alimentaire à cinq millions de personnes sur neuf mois nécessiterait quelque 600.000 tonnes de nourriture, soit une aide d’un montant global de 200 millions de dollars, a ajouté Mme Bertini, précisant que des réserves sont en cours de constitution dans certains pays.
100.000 tonnes de maïs vont ainsi être prochainement stockées par le PAM dans le port sud-africain de Durban.
Le PAM a appelé l’Afrique australe à s’organiser régionalement pour faire face aux conséquences d’El Nino.
«L’Afrique du Sud, nerf économique de la région avec ses problèmes politiques désormais derrière elle, pourrait jouer un rôle plus central dans l’acheminement d’aide», a, en particulier, souligné Mme Bertini.
Lors de la même conférence de presse, un représentant du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a estimé que l’Afrique du Sud disposait d’un surplus de maïs qui pourrait servir à des pays de la région dans le besoin.
Les grandes exploitations agricoles sud-africaines ont anticipé sur El Nino en semant du maïs à croissance rapide ou résistant à la sécheresse, a expliqué le représentant du PNUD, David Whaley.
Lors de la précédente sécheresse en Afrique australe en 1992-1993, le PAM avait aidé la région à faire face à El Nino en acheminant 11 millions de tonnes d’aide alimentaire auprès de 20 millions de personnes menacées par la famine. «Nous sommes mieux préparés cette fois», a affirmé Mme Bertini.
El Nino (l’enfant Jésus en espagnol), phénomène cyclique revenant tous les deux à sept ans, est particulièrement intense cette année. Commençant par un réchauffement anormal des eaux sur la côte Pacifique de l’Amérique latine, il est suivi de cataclysmes divers, sécheresses extrêmes ou pluies diluviennes entraînant de graves inondations. (AFP)
L’Afrique australe pourrait connaître dans les mois à venir les pires sécheresses depuis cent ans, créant un besoin d’aide alimentaire pour 5 millions d’habitants de la région, a estimé le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM).La directrice générale du PAM, Catherine Bertini a indiqué que les conséquences du phénomène climatique El Nino représentaient un risque réel dans les neuf mois à venir pour environ 27 millions de personnes réparties entre le Lesotho, le Swaziland, le Malawi, Madagascar, la Tanzanie et la Zambie.Cinq millions de ces personnes peuvent être considérées comme «très vulnérables», a expliqué à la presse à Johannesburg Mme Bertini, présente en Afrique du Sud pour évaluer les préparatifs dans la région.La vulnérabilité de Madagascar, a indiqué le PAM, a été accrue...