Environ 8% de la population américaine souffriraient d’une déficience génétique qui en réalité les protégerait du cancer du poumon, quand bien même ils seraient des fumeurs invétérés, si l’on en croit des chercheurs du gouvernement américain.
Selon l’équipe de scientifiques, cette «mutation génétique» permet de réduire de 54% le risque de cancer du poumon chez les fumeurs.
Cette découverte expliquerait pourquoi certaines personnes fument toute leur vie sans jamais être inquiétées alors que d’autres meurent d’un cancer du poumon, presque exclusivement causé par l’inhalation de la nicotine et du goudron que contient le tabac.
La déficience affecte un gène chargé de contrôler la production d’une enzyme, la myéloperoxidase, qui elle-même active le benzopyrène carcinogène, substance cancéreuse contenue dans la fumée de cigarettes.
Les organismes affectés ont tendance à produire moins de myéloperoxidase, qui favorise la multiplication des radicaux libres, responsables du cancer.
Moins de myéloperoxidase générant moins de radicaux libres donc moins de cancer, la piste est plus que tentante, selon le Dr Stephanie London, responsable de l’équipe, car «les poumons des fumeurs sont chargés de (cette enzyme) qui active les formes les plus dangereuses» (des substances cancéreuses du tabac)».
Cependant, «ces données ne sont que préliminaires. Nous devons encore les confirmer», explique-t-elle. (Reuters)


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