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Actualités - Chronologie

Le Mur des lamentations, propriété des musulmans, affirme un chercheur


Le Mur des Lamentations, le lieu le plus saint du judaïsme, appartient aux autorités musulmanes de Jérusalem car Israël a «oublié» de l’exproprier lorsqu’il a conquis la vieille ville en 1967, affirme un chercheur israélien.
M. Shmuel Berkowitz, un expert des lieux saints de Jérusalem, a étudié les documents d’expropriation aux termes desquels Israël a repris le contrôle du quartier juif de la vieille ville après l’occupation de 1967.
Selon ses découvertes, Israël a exproprié l’ensemble de ce qui formait historiquement le quartier juif, y compris des maisons arabes qui ont été rasées pour laisser la place à une esplanade s’étendant aujourd’hui devant le Mur, mais pas le Mur lui-même.
En conséquence, le Mur des Lamentations, qui forme le soubassement occidental de l’Esplanade des mosquées, appartient au Waqf, l’organisme qui gère les biens musulmans, même au regard de la loi israélienne, affirme M. Berkowitz.
Les autorités islamiques de Jérusalem affirment que le mur est aussi un lieu saint musulman car c’est là, selon une tradition, que le Prophète a attaché son cheval ailé Bouraq lorsqu’il est venu une nuit de La Mecque pour monter aux cieux.
Les recherches de M. Berkowitz, publiées par l’Institut de Jérusalem pour les études israéliennes, contiennent un certain nombre d’autres découvertes potentiellement explosives.
Il affirme ainsi que le Waqf n’a commencé à considérer le mur occidental comme un lieu saint musulman que depuis le milieu du XIXe siècle, pour contrer les juifs qui étaient de plus en plus nombreux à venir y prier.
Auparavant, selon lui, les traditions musulmanes plaçaient le lieu où le Prophète Mohammed a attaché Bouraq alternativement sur le mur oriental et le mur méridional de l’Esplanade, mais jamais sur le Mur des Lamentations.
«Les musulmans n’ont jamais prié au Mur occidental. Il n’y a aucun doute qu’ils ne l’ont jamais fait durant les années de domination musulmane à Jérusalem, en 638-1099, en 1187-1917 puis en 1948-1967», écrit-il.
Le chercheur affirme également que l’islam traditionnel n’interdisait pas aux juifs de prier sur l’Esplanade des mosquées elle-même, là où s’élevait le Temple juif antique détruit par les romains en 70 après JC.
Ainsi, selon lui, une synagogue se trouvait jusqu’au XIIe siècle sur l’Esplanade, à côté du Dôme du Rocher et de la mosquée el-Aqsa, troisième lieu saint de l’islam après La Mecque et Médine.
Depuis 1967, les autorités israéliennes interdisent aux juifs de monter sur l’Esplanade pour y prier, afin de ne pas provoquer les musulmans. Des extrémistes juifs, qui ambitionnent de détruire les mosquées pour reconstruire le temple, essayent régulièrement de s’y rendre. (AFP)
Le Mur des Lamentations, le lieu le plus saint du judaïsme, appartient aux autorités musulmanes de Jérusalem car Israël a «oublié» de l’exproprier lorsqu’il a conquis la vieille ville en 1967, affirme un chercheur israélien.M. Shmuel Berkowitz, un expert des lieux saints de Jérusalem, a étudié les documents d’expropriation aux termes desquels Israël a repris le contrôle du quartier juif de la vieille ville après l’occupation de 1967.Selon ses découvertes, Israël a exproprié l’ensemble de ce qui formait historiquement le quartier juif, y compris des maisons arabes qui ont été rasées pour laisser la place à une esplanade s’étendant aujourd’hui devant le Mur, mais pas le Mur lui-même.En conséquence, le Mur des Lamentations, qui forme le soubassement occidental de l’Esplanade des mosquées, appartient...