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Actualités - Reportage

La pauvreté s'aggrave dans les villes égyptiennes

La pauvreté s’est aggravée dans les villes égyptiennes depuis le lancement de la libéralisation économique en 1991, selon un rapport gouvernemental annuel sur le développement humain en Egypte.
Globalement, le pourcentage de pauvres dans la population égyptienne a diminué, passant de 25% en 1991 à 22,9%, mais leur nombre a augmenté dans les villes tandis qu’il diminuait dans les campagnes, selon ce rapport réalisé par l’Institut national de planification avec l’aide du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
En 1996, les pauvres représentaient 22,5% de la population urbaine contre 20,3% cinq ans plus tôt, alors que dans les campagnes, ils sont passés de 28,6% à 23,3%, précise ce rapport rendu public au Caire.
Il reste cependant plus de pauvres dans les campagnes qu’en ville. Parmi les 13,7 millions d’Egyptiens vivant au-dessous du seuil de pauvreté — c’est-à-dire disposant d’un revenu inférieur à 814 livres égyptiennes (239 dollars) par personne —, 58% à la campagne et 42% dans les villes.
Les «ultra-pauvres», qui représentent 24% du total des pauvres, survivent avec moins d’une livre par jour (0,3 dollar).
Près de la moitié des pauvres se trouvent dans le sud du pays: 48% vivent en Haute-Egypte, 36% dans le nord et 16% dans le reste du pays.
En Haute-Egypte, ils représentent 34,1% de la population contre 17,1% dans le nord. Berceau de l’intégrisme armé, Assiout, à 400 km au sud du Caire, est la ville d’Egypte qui compte la plus grande proportion de pauvres (53,4%).
Au Caire, 10,8% de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté, contre 29,4% à Alexandrie mais moins de 4% à Port Saïd et Suez, sur le canal de Suez.
L’exode rural s’est amplifié de 1991 à 1996, multipliant les bidonvilles et les «zones résidentielles informelles» dans les villes, selon cette étude.
Les pauvres des villes sont surtout des chômeurs alors que dans les campagnes, ils cultivent de trop petites parcelles de terre: 70% des agriculteurs ont des parcelles inférieures à un feddan (0,42 ha).
Si certains indicateurs de sous-développement se sont améliorés, notamment dans les campagnes (les analphabètes y sont passés de 66,8% en 1990 à 56,9% en 1996), de nombreux habitants des campagnes demeurent privés de tous les services sociaux.
Le manque d’éducation reste une des plus importantes causes de la pauvreté, puisque 48% des pauvres des villes et 71% de pauvres des campagnes sont illettrés.
Un sondage mené par les auteurs du rapport montre que la population perçoit un écart croissant entre riches et pauvres. Si 42% des pauvres ont le sentiment que leur situation s’est détériorée entre 1991 et 1996, 50% des autres ont le sentiment que durant la même période leur situation s’est améliorée.
La majorité des personnes interrogées rende l’inflation, la stagnation économique et le chômage responsables de la détérioration de leurs conditions de vie. (AFP)
La pauvreté s’est aggravée dans les villes égyptiennes depuis le lancement de la libéralisation économique en 1991, selon un rapport gouvernemental annuel sur le développement humain en Egypte.Globalement, le pourcentage de pauvres dans la population égyptienne a diminué, passant de 25% en 1991 à 22,9%, mais leur nombre a augmenté dans les villes tandis qu’il diminuait dans les campagnes, selon ce rapport réalisé par l’Institut national de planification avec l’aide du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).En 1996, les pauvres représentaient 22,5% de la population urbaine contre 20,3% cinq ans plus tôt, alors que dans les campagnes, ils sont passés de 28,6% à 23,3%, précise ce rapport rendu public au Caire.Il reste cependant plus de pauvres dans les campagnes qu’en ville. Parmi les 13,7...