La Fédération internationale de natation (FINA) s’est portée au secours des nageurs chinois en affirmant dimanche que faute de contrôles antidopage positifs, ceux-ci ne pouvaient qu’être considérés comme «propres».
«Tant qu’aucun nageur n’est pris sur le fait pour utilisation de substances interdites, il est impossible de parler de dopage. Il n’est pas permis de mettre en doute la performance d’un athlète sans la moindre preuve», a plaidé Eldon Godfrey, membre du Comité directeur de la FINA, dimanche, lors des Championnats du monde juniors de plongeon.
L’entraîneur de l’équipe australienne de natation, Don Talbot, avait accusé les Chinois de contourner les règlements sur le dopage après les deux records du monde pulvérisés par les nageurs chinois en octobre aux Jeux nationaux chinois, à Shanghaï.
Dès l’ouverture de ces jeux, la jeune Chen Yan (16 ans) avait effacé des tablettes le record «préhistorique» (1982) de l’ex-Allemande de l’Est Petra Schneider du 400 mètres 4 nages (4 min 34 sec 79, soit 1 sec 31 sec de mieux).
Puis Wu Yanyan (19 ans) était devenue la nouvelle détentrice de la meilleure marque mondiale du 200 mètres 4 nages (2 min 09 sec 72) en pulvérisant de près de deux secondes le précédent record (2 min 11 sec 65), détenu par sa compatriote Li Lin depuis juillet 1992.
Eldon Godfrey a par ailleurs souligné que la FINA avait fait un important effort financier en matière de lutte contre le dopage, consacrant ainsi 460.000 dollars en 1996 aux seuls contrôles hors compétition.
Lors des Jeux asiatiques 1994, sept nageurs et nageuses chinois avaient été contrôlés positifs.

