La Jordanie et Israël ont signé dimanche à Doha, sous les auspices des Etats-Unis, le premier accord la 4e Conférence économique pour le Moyen-Orient qui donne à certains produits jordaniens la possibilité d’entrer sans taxe sur le marché américain.
Le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright a qualifié cet accord «de pierre angulaire dans l’application de la paix et d’expression tangible des bénéfices de la paix». L’accord a été signé peu avant l’ouverture officielle de la conférence.
Il prévoit que les marchandises produites dans la zone industrielle située près de la ville jordanienne d’Irbid (Nord) notamment par des sociétés conjointes israélo-jordaniennes pourront bénéficier de l’accord de libre-échange conclu il y a une dizaine d’années par l’Etat hébreu avec les Etats-Unis.
L’accord a été paraphé par les ministres israélien et jordanien du Commerce et de l’Industrie, MM. Nathan Chtcharansky et Hani Moulki. Il doit être soumis prochainement pour approbation au département du Commerce américain.
«Cet événement bienvenu reflète l’engagement des Etats-Unis à aider et soutenir les partenaires du processus de paix», a affirmé Mme Albright.
Les sociétés conjointes israélo-jordaniennes ont déjà permis la création de 1.500 emplois et permettront d’en créer d’autres dans l’avenir, a ajouté le chef de la diplomatie américaine.
M. Chtcharansky s’est également félicité de cet «accord unique» qui va, selon lui, favoriser les liens économiques entre hommes d’affaires israéliens et jordaniens.
Parmi les entreprises déjà présentes à Irbid figurent la société textile Delta-Galil et Koor, le plus important groupe industriel israélien.
«Ce nous faisons c’est construire et renforcer la paix», a pour sa part souligné M. Moulki.
La Jordanie, qui a signé un accord de paix avec Israël en 1994, est l’un des dix pays arabes présents. La délégation israélienne, conduite par M. Chtcharansky, est deux fois moins importante que celle qui avait participé à la conférence du Caire l’an dernier.
Selon les organisateurs, quelque 2.000 hommes d’affaires et responsables de 66 pays participent à la conférence dont l’objectif est de renforcer les liens économiques régionaux dans le cadre du processus de paix. (AFP)

