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Actualités - Chronologie

Claude Allègre : situation extrêmement préoccupante de la langue française

Le ministre de l’Education nationale Claude Allègre a déclaré à l’Assemblée nationale que la situation de la langue française était «extrêmement préoccupante».
Objet de critiques pour avoir affirmé en août que «l’anglais n’est plus une langue étrangère», Claude Allègre a précisé devant les députés qu’«il fallait sortir l’anglais de la compétition internationale avec les autres langues». L’anglais est une «langue de travail internationale, elle ne peut pas être mise en compétition avec les autres langues, sinon toutes les autres langues subissent un déclin», a-t-il ajouté.
«Lorsque nous nous trouvons en discussion avec nos collègues italiens, russes ou allemands pour leur demander que l’enseignement du français soit augmenté, ils nous font remarquer que leur langue est en décroissance dans notre pays».
C’est pourquoi le ministre de l’Education souhaite «qu’il y ait dans l’enseignement secondaire deux langues étrangères autres que l’anglais», ce qui lui a permis de négocier, a-t-il dit, «l’augmentation du français» en Italie, Russie et Allemagne.
Claude Allègre a par ailleurs annoncé qu’il mettait en place, «en utilisant la capacité spatiale de la France, une diffusion du français par satellite dans les pays d’Afrique».
Le ministre de l’Education nationale a fait cette déclaration à la veille de l’ouverture du sommet de la francophonie, vendredi à Hanoi, jour également choisi par le «Collectif langue française» pour organiser à Paris une manifestation contre les propos de Claude Allègre.
Celui-ci a précisé aux députés que s’il ne se trouvait pas à Hanoi, c’était «uniquement» en raison de la discussion de son budget, jeudi à l’Assemblée. (AFP)
Le ministre de l’Education nationale Claude Allègre a déclaré à l’Assemblée nationale que la situation de la langue française était «extrêmement préoccupante».Objet de critiques pour avoir affirmé en août que «l’anglais n’est plus une langue étrangère», Claude Allègre a précisé devant les députés qu’«il fallait sortir l’anglais de la compétition internationale avec les autres langues». L’anglais est une «langue de travail internationale, elle ne peut pas être mise en compétition avec les autres langues, sinon toutes les autres langues subissent un déclin», a-t-il ajouté.«Lorsque nous nous trouvons en discussion avec nos collègues italiens, russes ou allemands pour leur demander que l’enseignement du français soit augmenté, ils nous font remarquer que leur langue est en décroissance dans...