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Actualités - Chronologie

Amers, les hommes d'affaires palestiniens n'attendent rien de Doha

Les hommes d’affaires palestiniens n’attendent rien de la conférence économique régionale de Doha, que l’Autorité palestinienne de Yasser Arafat décide d’y assister ou non.
Ils font valoir qu’ils n’ont déjà pratiquement rien obtenu aux précédentes conférences économiques pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord, qui se tiennent chaque année depuis 1994. Selon eux, le blocage du processus de paix avec Israël rend les perspectives inexistantes cette année.
L’Autorité palestinienne a indiqué qu’elle déciderait à la dernière minute d’aller ou non à la conférence, qui doit se tenir du 16 au 18 novembre et qui doit être boycottée par une majorité de pays arabes, notamment l’Egypte.
«Ces conférences économiques ne sont rien d’autre que des tremplins pour Israël», affirme M. Ibrahim Abdel Hadi, président de l’Association des hommes d’affaires palestiniens, dont le siège est à Naplouse en Cisjordanie.
«Tout ce que les Israéliens attendent de nous, c’est que nous témoignions faussement» d’un progrès du processus de paix en participant à la conférence, a-t-il dit.
Les pays qui ont décidé de boycotter la conférence estiment qu’elle est inutile, vu le blocage du processus de paix, imputé à la politique intransigeante du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Israël doit pour sa part envoyer seulement 35 hommes d’affaires et le ministre des Affaires étrangères David Lévy n’a pas encore annoncé s’il conduirait la délégation.
L’Association des hommes d’affaires palestiniens, quant à elle, a déjà décidé qu’elle ne serait pas représentée à Doha, pour des raisons politiques mais aussi économiques.
«Nous sommes allés à Casablanca, à Amman et au Caire», a souligné M. Abdel Hadi en parlant des trois précédentes conférences régionales. «Pas le moindre projet concret n’a été appliqué à l’issue de ces réunions», a-t-il déploré.
«Même si nous y allions, nous ne ferions que nous rendre ridicules. Nous n’avons absolument aucun argument à présenter pour encourager un investisseur à venir en Palestine», a-t-il affirmé.

Des promesses
non tenues

Lors de la conférence de Casablanca en 1994, à laquelle une série de chefs d’Etat et de gouvernement avaient assisté, les participants avaient fait miroiter aux Palestiniens de nombreux et ambitieux projets de développement. Aucun n’a été mis en œuvre.
Depuis lors, l’économie palestinienne n’a fait que décliner, notamment sous l’impact des bouclages des territoires régulièrement mis en œuvre par Israël.
«Pour attirer des investisseurs, il faut au moins avoir une stabilité politique, une infrastructure correcte et un système financier développé. Les Palestiniens n’ont rien de tout ça», résume l’expert économique palestinien Nasr Abdel Karim.
Il souligne que les investissements étrangers dans les territoires ont plafonné à 100 millions de dollars pour l’ensemble des quatre dernières années, alors qu’ils ont atteint 2,5 milliards de dollars en Israël pour la seule année 1996.
Le revenu personnel des habitants de Cisjordanie et de Gaza a chuté d’un quart depuis six ans, selon des statistiques des Nations Unies.
«Les Israéliens n’arrêtent pas de nous donner des prétextes sécuritaires, même quand nous leur demandons d’ouvrir la frontière avec l’Egypte pour que nous puissions y exporter nos marchandises», fait remarquer M. Abdel Hadi.
«Ces conférences ont été instituées pour que chacun puisse bénéficier des fruits de la paix et de la sécurité. Mais c’est seulement Israël qui les recueille. Les Palestiniens n’ont rien reçu», déplore-t-il. (AFP)
Les hommes d’affaires palestiniens n’attendent rien de la conférence économique régionale de Doha, que l’Autorité palestinienne de Yasser Arafat décide d’y assister ou non.Ils font valoir qu’ils n’ont déjà pratiquement rien obtenu aux précédentes conférences économiques pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord, qui se tiennent chaque année depuis 1994. Selon eux, le blocage du processus de paix avec Israël rend les perspectives inexistantes cette année.L’Autorité palestinienne a indiqué qu’elle déciderait à la dernière minute d’aller ou non à la conférence, qui doit se tenir du 16 au 18 novembre et qui doit être boycottée par une majorité de pays arabes, notamment l’Egypte.«Ces conférences économiques ne sont rien d’autre que des tremplins pour Israël», affirme M. Ibrahim Abdel Hadi,...