Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Des fresques sur le cheminement vers l'au-delà des anciens égyptiens

Une équipe d’égyptologues italiens affirme avoir découvert sur les parois de la tombe d’un noble de Louxor (sud de l’Egypte) la première description picturale complète du cheminement du défunt vers l’Au-Delà.
«Dans l’histoire de l’art égyptien et de la pensée religieuse, l’importance de cette tombe est immense», indique le directeur de la mission, M. Francesco Tiradritti.
«Elle donne pour la première fois une représentation imagée complète du parcours que doit effectuer le défunt pour atteindre l’éternité, tel qu’il était jusqu’alors décrit en hiéroglyphes dans les textes sacrés du Livre des Morts», ajoute-t-il avec enthousiasme.
La tombe de Haroua, un haut dignitaire religieux ayant servi à la fin de la 23e et au début de la 24e dynastie, vers le milieu du VIIIe siècle avant notre ère, se trouve devant le temple de la reine Hatchepsout (1500 av. J.C.), sur la rive ouest de Louxor.
«Elle a servi ensuite de modèle pour les autres sépultures», précise M. Tiradritti.
Dans la première salle, hypostyle (soutenue par des colonnes), les travaux de restauration ont permis de découvrir une représentation du cosmos ainsi qu’un texte tiré du «Livre du jour et de la nuit», écrit funéraire qui relate la traversée du Soleil dans le monde souterrain.

Bedonnant

Dans le passage de la première à la deuxième salle, le dieu Anubis (homme à tête de chien) chargé d’accompagner les morts vers l’Eternité, prend par la main le défunt, âgé et bedonnant, pour le mener vers la salle de momification.
«Certaines couleurs originales se sont conservées à travers les siècles, ce qui rend encore plus suggestives les images du défunt qui passe de vie à trépas», remarque M. Tiradritti.
La seconde salle, elle aussi hypostyle, est réservée aux rites de la momification qui sont représentés sur ses fresques murales.
Enfin, le dieu Anubis reprend par la main de défunt, rajeuni et purifié, pour le conduire dans la dernière salle vers la statue du dieu Osiris, le dieux des morts qui préside le tribunal où se décide le sort du défunt.
«Chaque salle est plus petite que la précédente, à la mesure du chemin que le mortel doit accomplir pour devenir immortel», note-t-il.
Haroua est un personnage connu des égyptologues. Huit de ses statues sont exposées dans les musées du Caire, du Louvre à Paris et de Berlin.
La tombe, où a été enterrée toute sa famille, est constituée de treize puits funéraires.
«Ils sont encore bouchés par les débris de la tombe et les restes de vases accumulés à l’époque gréco-romaine (300 av. J.-C./200 ap. J.-C.). Nous ne savons pas s’ils ont été pillés où s’ils conservent encore des trésors funéraires, ou peut-être des momies», conclut M. Tiradritti. (AFP)
Une équipe d’égyptologues italiens affirme avoir découvert sur les parois de la tombe d’un noble de Louxor (sud de l’Egypte) la première description picturale complète du cheminement du défunt vers l’Au-Delà.«Dans l’histoire de l’art égyptien et de la pensée religieuse, l’importance de cette tombe est immense», indique le directeur de la mission, M. Francesco Tiradritti.«Elle donne pour la première fois une représentation imagée complète du parcours que doit effectuer le défunt pour atteindre l’éternité, tel qu’il était jusqu’alors décrit en hiéroglyphes dans les textes sacrés du Livre des Morts», ajoute-t-il avec enthousiasme.La tombe de Haroua, un haut dignitaire religieux ayant servi à la fin de la 23e et au début de la 24e dynastie, vers le milieu du VIIIe siècle avant notre ère, se...