Les détails chiffrés de cette enquête réalisée auprès de 734 entreprises de toutes tailles devaient être dévoilés lundi lors d’un congrès de la Confédération de l’industrie britannique à Birmingham (centre). Mais le président de l’organisation, Colin Marshall, en a révélé dès dimanche les grandes lignes.
«Une grande majorité des entreprises souhaite que le Royaume-Uni adhère à l’euro, pourvu que les conditions du succès soient remplies», a-t-il dit à la BBC-radio.
Le gouvernement travailliste de Tony Blair vient de faire savoir que la Grande-Bretagne n’était pas candidate à une adhésion dès la première vague en 1999, tout en apportant son soutien de principe à l’euro et en affirmant que le pays allait préparer la convergence de son économie avec celle de ses partenaires pour une éventuelle entrée dans l’union monétaire après les élections prévues au plus tard à la mi-2002.
Le ministre des Finances Gordon Brown, qui devait s’exprimer lundi lors du congrès du CBI, devait réitérer cette position, ont indiqué dimanche ses services.
Il devait notamment exhorter les entreprises à commencer dès à présent à se préparer à la monnaie unique européenne.
«Je pense qu’il y a un soutien croissant du principe d’une monnaie unique et nos préparatifs vont être réels, pas artificiels», devait-il dire.
A l’inverse, le leader du parti conservateur William Hague, également invité à Birmingham, devait appeler les patrons à être plus méfiants vis-à-vis de l’euro.
Les Tories sont aujourd’hui en conflit ouvert sur la monnaie unique avec le patronat, jadis allié traditionnel du parti conservateur, en raison de leur opposition à une adhésion pour les dix ans à venir.
Le président du CBI a de nouveau souligné cette divergence dimanche. «Nous sommes déçus par cette décision» du parti conservateur, a-t-il dit. «C’est l’une des questions sur lesquelles nous sommes en désaccord», a ajouté M. Marshall. (AFP)

