Victime dans la journée de samedi d’un malaise, M. Herrera, né le 17 avril 1916 à Buenos Aires (Argentine), avait été transporté à l’hôpital, où il est décédé dimanche soir à la suite d’un nouveau malaise.
Herrera, grand apôtre du «catenaccio» (verrou), avait élevé cette tactique de défense renforcée à une véritable institution. Après une carrière de joueur assez modeste notamment en France au Stade français, Charleville, Roubaix, Red Star et Puteaux, «HH» était devenu entraîneur. Il a dirigé en Espagne, après la guerre, les clubs de Valladolid (1948-49), Atletico Madrid (1950-51), avec 2 titres nationaux, La Corogne (1953), Séville (1954-57) et le FC Barcelone (1959-60) qui réussissait avec lui le triplé championnat d’Espagne, Coupe des foires, Coupe du roi en 1959.
Il avait dirigé également l’équipe nationale espagnole (1960-62), participant à la Coupe du monde au Chili.
Arrivé en Italie en 1960, il a entraîné durant huit ans la formation de l’Inter de Milan d’Angelo Moratti, père de l’actuel président Massimo Moratti, la conduisant trois fois au titre national (63-65-66) et à deux Coupes d’Europe des clubs champions en 1964 et 1965.
Associé à Feruccio Valcareggi, il a tenu aussi les rênes de la «squadra azzurra» de 1966 à 1967, avant de prendre en main en 1969 les destinées de l’AS Rome, qui a gagné cette année-là la Coupe d’Italie.
Revenu pour une saison à l’Inter en 1974, il a terminé sa carrière d’entraîneur en Divison 2 à Rimini en 1977, poursuivant cependant son activité au FC Barcelone comme conseiller technique en 1981, avant de cesser toute activité.


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