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Actualités - Chronologie

Li Peng veut poursuivre le dégel sino-japonais

Le premier ministre chinois Li Peng est attendu mardi pour une visite de six jours au Japon à forte tonalité économique, les deux géants de l’Asie espérant poursuivre le dégel intervenu cette année dans leurs relations après deux années de tension.
Le déplacement de M. Li intervient dans le sillage de la visite en Chine de son homologue japonais Ryutaro Hashimoto début septembre, deux visites censées marquer le 25e anniversaire de l’établissement de relations diplomatiques bilatérales.
«Après une période de rafraîchissement en 1995 et 1996, le temps est venu pour le dégel. Les deux pays savent qu’il sont obligés de s’entendre», souligne un diplomate occidental.
L’un des moments forts de la visite sera pour M. Li un déjeuner devant les grands patrons de l’industrie et du commerce japonais, jeudi, au siège du Keidanren, la principale centrale patronale.
Le renforcement de la coopération économique sino-japonaise sera aussi l’un des principaux thèmes des discussions entre MM. Li et Hashimoto, indique-t-on de source diplomatique japonaise.
M. Li se rendra également en province, à Nagoya et Osaka, mais là encore l’économie et le commerce prendront le dessus puisqu’il compte visiter des sites industriels tels qu’usines de production d’automobiles et entreprises de haute technologie.

Convention sur la pêche

Le seul résultat concret et immédiat attendu de cette visite est la signature d’un accord sur les pêches après la ratification récente par les deux pays de la Convention de l’ONU sur le droit de la mer.
Cette convention donne la possibilité à tout membre signataire de déclarer une zone économique exclusive de 200 milles au large de ses côtes. S’agissant de la Chine et du Japon, une partie de ces zones se chevauchent à proximité des îles Senkaku (Diaoyu en chinois) revendiquées par les deux pays.
Tokyo et Pékin sont convenus de mettre une sourdine à leur différend sur ces îles pour éviter que ce dossier n’en vienne à paralyser leur coopération économique et politique, soulignent les diplomates occidentaux.
Plusieurs facteurs ont secoué les relations sino-japonaises depuis 1995, à commencer par les essais nucléaires chinois qui se sont poursuivis en dépit d’un moratoire conclu entre les puissances nucléaires déclarées.
A cela s’est greffée l’adoption cette année de nouvelles règles de coopération qui approfondissent les liens militaires entre le Japon et les Etats-Unis, leur coopération s’étendant désormais aux zones «entourant le Japon». La Chine s’est sentie visée par ce rapprochement stratégique nippo-américain.
Le Japon souhaite établir des relations de plus grande confiance avec la Chine, pays dont il se fait souvent l’avocat auprès des autres pays industrialisés, notamment pour faciliter son entrée dans l’Organisation mondiale du commerce. (AFP)
Le premier ministre chinois Li Peng est attendu mardi pour une visite de six jours au Japon à forte tonalité économique, les deux géants de l’Asie espérant poursuivre le dégel intervenu cette année dans leurs relations après deux années de tension.Le déplacement de M. Li intervient dans le sillage de la visite en Chine de son homologue japonais Ryutaro Hashimoto début septembre, deux visites censées marquer le 25e anniversaire de l’établissement de relations diplomatiques bilatérales.«Après une période de rafraîchissement en 1995 et 1996, le temps est venu pour le dégel. Les deux pays savent qu’il sont obligés de s’entendre», souligne un diplomate occidental.L’un des moments forts de la visite sera pour M. Li un déjeuner devant les grands patrons de l’industrie et du commerce japonais, jeudi, au siège...