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Actualités - Chronologie

Un hongrois, une mexicaine, un italien Trois béatifications, dimanche


Jean-Paul II béatifiera dimanche l’évêque hongrois Vilmos Apor, tué par les Soviétiques en 1945, à l’âge de 53 ans, alors qu’il essayait de protéger des jeunes femmes réfugiées dans son évêché.
Parmi les mérites indiqués par la biographie officielle, figure l’aide que le prélat a donnée aux juifs déportés par les nazis, dont les wagons à bestiaux destinés aux camps d’extermination traversaient son diocèse en Hongrie.
Un rapport de la Croix-Rouge indique que «l’évêque Apor non seulement connaissait la condition inhumaine des déportés, mais il a fait tout ce qu’il pouvait pour soulager leur sort. Il a organisé des quêtes en faveur de ces derniers et a demandé aux paroisses qui se trouvaient sur le parcours des trains dirigés vers l’Allemagne de les aider».
Mgr Apor s’est opposé «avec une véhémence et une dureté insolites» à la déportation des juifs et à leur rassemblement forcé dans les ghettos, est-il affirmé dans la biographie diffusée par le Vatican.
«Bien qu’ils prétendent être des chrétiens, ceux qui s’autorisent à torturer un homme parce qu’il est Noir ou juif, doivent être considérés comme des païens», a déclaré le prélat, qui à l’évidence connaissait les conditions dans lesquelles se trouvaient les juifs dans les camps de concentration, dans les années 1943-1944.
A l’arrivée de l’Armée rouge en Hongrie, Mgr Apor s’est battu de toutes ses forces en faveur de ses ouailles menacées par l’agressivité des militaires. A la suite d’une dispute avec le commandant des troupes installées à Gyor qui voulait réquisitionner des jeunes filles, le prélat a été tué de trois coups de pistolet le 30 mars 1945.
Toujours dimanche, Jean-Paul II béatifiera, au cours de la même cérémonie dans la basilique Saint-Pierre, une religieuse mexicaine, Maria Vicenta de Santa Dorotea Chavez Orozco, morte en 1949 à l’âge de 57 ans, et l’évêque italien Giovanni Battista Scalabrini.
Originaire de l’archidiocèse de Guadalajara, où elle est née en 1867, Maria Vicenta de Santa Dorotea Chavez Orozco a fondé à Zapotlan el Grande la congrégation religieuse des Servantes des pauvres, consacrée à l’assistance aux plus pauvres et aux laissés-pour-compte.
Les religieuses de sa congrégation ont laissé un grand souvenir à Zapotlan el Grande, surtout à cause de leur œuvre parmi les blessés, victimes du séisme de 1912.
La nouvelle bienheureuse mexicaine est morte en 1949, après avoir dirigé sa congrégation pendant presque 45 ans avec une grande énergie, même lors des moment difficiles de la révolution de 1914.
Giovanni Battista Scalabrini, originaire d’un petit village près de Côme (nord de l’Italie), devenu prêtre à l’âge de 24 ans en 1863, était devenu à 34 ans évêque de Plaisance, l’un des plus jeunes pasteurs de la Péninsule.
Son rôle dans le domaine de l’assistance aux émigrés figure parmi ses principaux mérites. Le nouveau bienheureux a vécu en effet au moment le plus dramatique de l’émigration italienne, entre 1876 et 1905, quand 8 millions d’Italiens ont quitté leur pays, une moitié pour d’autres pays d’Europe et l’autre pour les Amériques.(AFP)
Jean-Paul II béatifiera dimanche l’évêque hongrois Vilmos Apor, tué par les Soviétiques en 1945, à l’âge de 53 ans, alors qu’il essayait de protéger des jeunes femmes réfugiées dans son évêché.Parmi les mérites indiqués par la biographie officielle, figure l’aide que le prélat a donnée aux juifs déportés par les nazis, dont les wagons à bestiaux destinés aux camps d’extermination traversaient son diocèse en Hongrie.Un rapport de la Croix-Rouge indique que «l’évêque Apor non seulement connaissait la condition inhumaine des déportés, mais il a fait tout ce qu’il pouvait pour soulager leur sort. Il a organisé des quêtes en faveur de ces derniers et a demandé aux paroisses qui se trouvaient sur le parcours des trains dirigés vers l’Allemagne de les aider».Mgr Apor s’est opposé «avec une...