Dans une déclaration à la presse, M. Moratinos a indiqué que sa visite de 48 heures à Damas faisait partie «des efforts déployés pour relancer le processus de paix sur le volet syro-israélien», en panne depuis février 1996.
«L’Union européenne (UE) accorde une importance capitale à la reprise de ces négociations et déploie des efforts dans ce sens, mais le problème n’est pas facile», a-t-il ajouté, sans donner plus de précisions.
L’UE tente de contribuer à la relance du processus de paix au Proche-Orient, dont le blocage est attribué par les pays arabes à la politique israélienne du gouvernement de droite de M. Benjamin Netanyahu.
Israël et la Syrie adoptent des positions opposées sur une éventuelle reprise de leurs négociations de paix.
Damas exige que les pourparlers reprennent au point où ils s’étaient arrêtés en février 1996 lorsque le gouvernement travailliste avait accepté le principe d’un retrait du plateau du Golan, conquis par Israël en 1967, en échange de la paix. Mais le gouvernement Netanyahu ne se considère pas lié par les promesses de ses prédécesseurs.
M. Moratinos doit quitter Damas jeudi matin pour Chypre, où il est basé, selon une source diplomatique occidentale.
Visite ajournée de Cook
Par ailleurs, le secrétaire au Foreign Office Robin Cook a reporté une tournée prévue au Proche-Orient du 16 au 20 novembre pour cause de surcharge de travail, ont annoncé hier ses services à Londres.
La préparation de la présidence britannique de l’UE, qui commencera le 1er janvier, a donné lieu à plusieurs tâches urgentes, notamment les préparatifs du sommet pour l’emploi du 20 novembre à Luxembourg, a indiqué le Foreign Office, en insistant que le report n’était pas dû aux difficultés dans le processus de paix israélo-palestinien.
Cette tournée a été annulée pour la deuxième fois mais le ministre britannique des Affaires étrangères aura notamment l’occasion de rencontrer le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en visite à Londres la semaine prochaine.
Il rencontrera de même le roi Hussein de Jordanie lors de la venue à Londres de ce dernier en décembre.
M. Cook espère pouvoir faire le voyage le printemps prochain, alors qu’il présidera le Conseil des ministres européens. «Le processus de paix au Proche-Orient sera l’une des priorités de la présidence britannique», a indiqué le Foreign Office. (AFP, Reuters)


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