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Actualités - Chronologie

Les patrons israéliens tablent toujours sur la paix

Patron du premier groupe textile israélien, Dov Lautman continue à miser sur la paix, malgré le blocage des négociations depuis l’arrivée au pouvoir du premier ministre Benjamin Netanyahu voici 18 mois.
«Faire des affaires est le meilleur moyen pour établir la paix dans la région», explique le président de Delta Galil. M. Lautman fait partie du conseil d’administration du «Centre Pérès pour la paix» inauguré il y a deux semaines par l’ancien premier ministre travailliste Shimon Pérès à Tel-Aviv.
Lors des élections l’an dernier, les patrons israéliens avaient, dans leur grande majorité, soutenu M. Pérès, en espérant recueillir les dividendes de la paix avec l’émergence d’un «nouveau Moyen-Orient», dont l’ancien premier ministre s’est fait l’ardent avocat.
Selon Dov Lautman, les tensions politiques n’ont pourtant pas affecté son groupe, dont le chiffre d’affaires atteint 300 millions de dollars l’an, à plus de 80% à l’exportation.
Lui-même a donné l’exemple. Dans le sillage des accords d’autonomie signés en 1993 avec les Palestiniens, Delta Galil a transféré une bonne partie de sa production dans les pays arabes, pour profiter des bas salaires. «Nous avons des usines en Egypte et en Jordanie, qui emploient 1.900 personnes, alors que nos effectifs en Israël sont de 3.000 salariés», précise-t-il.
L’hostilité envers la politique de M. Netanyahu dans les pays arabes ne crée pas un climat propice aux affaires, admet-il. «Mais en Egypte et en Jordanie, les ministres économiques, les autorités locales et les banquiers nous font le meilleur accueil dès qu’il s’agit d’investir dans le pays», se félicite-t-il.
M. Lautman déplore toutefois la condamnation à 15 ans de travaux forcés, fin août en Egypte, d’un Israélien reconnu coupable d’espionnage et qui était employé dans une usine textile. «C’est une malheureuse affaire qui peut donner la fausse impression que les autorités égyptiennes ne veulent pas faire des affaires avec nous», dit-il.
La délocalisation dans le textile a toutefois un coût social élevé en Israël. Récemment, l’Association des industriels israéliens a évalué à 10.000 le nombre d’Israéliens qui vont être licenciés en deux ans dans un secteur qui emploie actuellement 37.000 personnes.
«Nous n’avons pas le choix, la délocalisation qui est un phénomène mondial, constitue le seul moyen de survivre dans la compétition internationale», assure-t-il.
Ces implantations tous azimuts permettent de tisser des liens et, selon lui, de renforcer la paix. «Les hommes d’affaires doivent privatiser la paix et faire pression sur leurs gouvernements respectifs pour que s’établisse la stabilité politique indispensable à toute prospérité», souligne-t-il.
Il regrette que le «processus de paix n’avance pas assez vite» et déplore que les «Israéliens aient tendance à résumer la paix aux questions de sécurité en oubliant la dimension économique».
M. Lautman doit participer à la 4e Conférence économique pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord, à la mi-novembre à Doha. M. Pérès a également précisé que son Centre pour la paix serait présent dans la capitale du Qatar. (AFP)
Patron du premier groupe textile israélien, Dov Lautman continue à miser sur la paix, malgré le blocage des négociations depuis l’arrivée au pouvoir du premier ministre Benjamin Netanyahu voici 18 mois.«Faire des affaires est le meilleur moyen pour établir la paix dans la région», explique le président de Delta Galil. M. Lautman fait partie du conseil d’administration du «Centre Pérès pour la paix» inauguré il y a deux semaines par l’ancien premier ministre travailliste Shimon Pérès à Tel-Aviv.Lors des élections l’an dernier, les patrons israéliens avaient, dans leur grande majorité, soutenu M. Pérès, en espérant recueillir les dividendes de la paix avec l’émergence d’un «nouveau Moyen-Orient», dont l’ancien premier ministre s’est fait l’ardent avocat.Selon Dov Lautman, les tensions politiques...