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Actualités - Chronologie

Moubarak : la tenue de la conférence de Doha n'a aucun sens

Le président égyptien Hosni Moubarak a déclaré à Abou Dhabi ne voir «aucun sens» à la tenue de la conférence économique de Doha, prévue du 16 au 18 novembre, en raison de la politique d’Israël.
«Je ne vois aucun sens à la conférence économique, en raison du non-respect par le gouvernement israélien actuel des accords conclus» avec les Arabes, a déclaré le président Moubarak à la télévision des Emirats arabes unis.
«La conférence économique avait commencé au Maroc, puis s’est tenue à Amman et au Caire lorsque le processus de paix était en marche. Mais ce processus s’est maintenant arrêté», a poursuivi M. Moubarak.
M. Moubarak a ajouté que son pays «attend jusqu’à la dernière minute les résultats des négociations israélo-palestiniennes, prévues lundi à Washington» avant de se prononcer définitivement sur sa participation à la conférence.
«Nous espérons que les Etats-Unis parviendront avec Israël à une application des accords avec les Palestiniens», a-t-il ajouté.
«Les Etats-Unis déploient tous les efforts pour faire avancer le processus de paix, mais c’est le gouvernement israélien qui, par son obstination, nuit au processus de paix», a-t-il dit.
Les Etats-Unis ont réussi à grand-peine à faire repartir les discussions israélo-palestiniennes, début octobre, après sept mois de suspension en raison de la crise ouverte par la mise en chantier par Israël, en mars dernier, d’une nouvelle colonie à Jérusalem-Est.
Washington tient à obtenir des résultats pour faciliter une participation arabe à la conférence de Doha. Les pourparlers sont prévus pour durer plusieurs jours.

Resserrer les liens arabes

«L’Egypte est toujours persuadée qu’un progrès substantiel dans le processus de paix, concernant l’arrêt de la colonisation ou le redéploiement israélien en Cisjordanie, encouragerait à participer à la conférence» de Doha, a estimé le président égyptien.
La plupart des pays arabes, à l’exception de la Jordanie et du Yémen, ont jusqu’à présent réservé leur réponse à l’invitation du Qatar à participer à cette conférence.
M. Moubarak a par ailleurs affirmé avoir évoqué avec le président des Emirats, cheikh Zayed ben Sultane al-Nahyane, «l’importance de la question de la tenue d’un sommet arabe et les moyens de resserrer les rangs arabes».
«Lorsque nous verrons la nécessité de la tenue d’un tel sommet, je pense qu’aucun dirigeant dans le monde arabe ne le manquera», a ajouté M. Moubarak.
Le président émirati a appelé à une réconciliation interarabe, estimant qu’il était temps «d’oublier le passé», en allusion à la crise du Golfe (1990-1991), dans un message adressé aux participants à un colloque sur «l’avenir de la nation arabe», qui s’est ouvert dimanche à Abou Dhabi.
Cheikh Zayed avait plusieurs fois appelé à une réconciliation arabe, y compris avec le régime de Saddam Hussein, et à la levée de l’embargo imposé à l’Irak depuis l’invasion irakienne du Koweit en août 1990. (AFP)
Le président égyptien Hosni Moubarak a déclaré à Abou Dhabi ne voir «aucun sens» à la tenue de la conférence économique de Doha, prévue du 16 au 18 novembre, en raison de la politique d’Israël.«Je ne vois aucun sens à la conférence économique, en raison du non-respect par le gouvernement israélien actuel des accords conclus» avec les Arabes, a déclaré le président Moubarak à la télévision des Emirats arabes unis.«La conférence économique avait commencé au Maroc, puis s’est tenue à Amman et au Caire lorsque le processus de paix était en marche. Mais ce processus s’est maintenant arrêté», a poursuivi M. Moubarak.M. Moubarak a ajouté que son pays «attend jusqu’à la dernière minute les résultats des négociations israélo-palestiniennes, prévues lundi à Washington» avant de se prononcer...