«L’insistance des Etats-Unis et les ordres qu’ils donnent aux pays arabes pour qu’ils participent à la conférence constituent une flagrante immixtion dans les affaires internes de ces pays», a estimé le commentateur politique de l’agence officielle JANA.
La plupart des pays arabes, à l’exception de la Jordanie et du Yémen, ont jusqu’à présent réservé leur réponse à une invitation de Qatar à participer à la 4e conférence économique pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord, prévue du 16 au 18 novembre à Doha.
Certains de ces pays lient leur éventuelle participation à des progrès substantiels dans le processus de paix au Proche-Orient, actuellement dans l’impasse.
Les Etas-Unis, qui tentent d’assurer une large participation arabe à cette conférence, ont dépêché dans la région leur secrétaire d’Etat adjoint pour le Proche-Orient, Martin Indyk, qui s’est rendu en Egypte et au Yémen. Il devra ensuite effectuer une tournée dans les monarchies du Golfe.
En septembre, le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright avait appelé les pays arabes à ne pas boycotter la conférence, estimant que cela «porterait atteinte au processus de paix et à leur propre avenir économique».
Le porte-parole du département d’Etat américain, James Rubin, avait indiqué la semaine dernière que Washington avait obtenu la promesse de plusieurs pays arabes, dont l’Arabie Séoudite et l’Egypte, de participer à la conférence. Les deux pays ont démenti.
«Les pressions américaines sur les pays arabes témoignent inéluctablement du fait que la conférence de Doha ne sert pays les intérêts des Arabes», a commenté l’agence JANA.
La Libye, opposée aux négociations de paix israélo-arabes, n’avait pas participé, à l’instar de la Syrie et du Liban, aux trois premières éditions de cette conférence, lancée dans le sillage du processus de paix.
Mercredi, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi s’était dit indigné par l’invitation d’Israël à la conférence de Doha.
Le ministre israélien des Affaires étrangères David Lévy et Mme Albright doivent participer au forum de Doha. (AFP)

