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Actualités - Chronologie

La déesse de la démocratie face à la Maison-Blanche (photo)


La «déesse de la démocratie» et les drapeaux de Taïwan et du Tibet, flottant parmi des centaines de manifestants, ont défié le président Jiang Zemin, premier leader chinois depuis le massacre de Tiananmen à être reçu au même moment à la Maison-Blanche.

Alors que Washington déroulait le tapis rouge pour le président chinois, salué par 21 coups de canon et reçu sur la pelouse de la Maison-Blanche avec tous les honneurs, près de 2000 personnes manifestaient de l’autre côté de la rue, conspuant «le boucher de Pékin».
«Ceci n’est pas une nouvelle Chine qu’on peut serrer dans ses bras, la même politique est en place dans ce pays depuis cinquante ans», a affirmé un des principaux orateurs de la manifestation, l’acteur Richard Gere, fervent militant de la cause tibétaine et proche du dalaï lama.
Richard Gere, dont un film («Reg Corner») dénonçant la répression en Chine sort sur les écrans américains cette semaine, s’est vu refuser un visa pour la Chine une vingtaine de fois en raison de ses positions sur le Tibet.
Relayant «un message d’amour de sa sainteté le dalaï lama», Richard Gere a ridiculisé le gouvernement chinois, «effrayé par un prix Nobel de la paix qui ne parle que de dialogue et de compromis».
Pour sa part, le Family Research Council, un important groupe conservateur chantre des valeurs familiales et défendant le droit à la liberté religieuse, avait dévoilé une copie de «la déesse de la démocratie», réplique de la «Statue de la Liberté» qui était l’emblème des étudiants chinois durant les manifestations de Tiananmen.
Des dizaines de pancartes proclamaient par ailleurs la diversité des opposants au régime chinois, des militants d’Amnesty International dénonçant la politique des droits de l’homme de Pékin, aux opposants à l’occupation chinoise du Tibet ou à la politique chinoise en Mongolie intérieure.
Le groupe le plus important était composé de plusieurs centaines de Taïwanais venus manifester bruyamment en faveur de la reconnaissance de la souveraineté de leur île. «Les Etats-Unis ne devraient pas vendre Taïwan pour des raisons économiques», estimait Herming Chieuh, un étudiant taïwanais venu de Los Angeles.

Bianca Jagger

La communauté taïwanaise des Etats-Unis était venue en force à bord d’une dizaine d’autobus depuis Cleveland, Atlanta et New York, et a également manifesté près du Capitole.
Des moines bouddhistes et des manifestants en faveur du Tibet, les épaules recouvertes du drapeau tibétain, brandissaient pour leur part des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: «Arrêtez les violations des droits de l’homme en Chine et au Tibet» et «Libérez le Tibet». «Le vrai visage du Tibet», proclamait une pancarte portant une immense photo du dalaï lama.
Plusieurs orateurs ont pris la parole, dont le leader de la centrale syndicale américaine AFL-CIO, John Sweeney, venu, a-t-il dit, «parler à la place de ceux qui sont forcés au silence en Chine et au Tibet». La centrale syndicale américaine est notamment opposée au travail forcé dans les prisons chinoises. «Ne laissez personne vous dire qu’il est possible d’avoir une relation normale avec un gouvernement qui viole toutes les normes de la décence», a ajouté M. Sweeney.
Bianca Jagger, ancienne épouse du chanteur des Rolling Stones, Mick Jagger, devenue militante des droits de l’homme, a affirmé que le président Clinton «a tourné le dos aux victimes de la répression en Chine et au Tibet».
Harry Wu, un des plus virulents militants contre la politique des droits de l’homme en Chine a «rappelé que la Chine a exécuté plus de 4.000 personnes l’an dernier».
Des manifestations se sont poursuivies en fin de journée devant l’ambassade de Chine à Washington. (AFP)

La «déesse de la démocratie» et les drapeaux de Taïwan et du Tibet, flottant parmi des centaines de manifestants, ont défié le président Jiang Zemin, premier leader chinois depuis le massacre de Tiananmen à être reçu au même moment à la Maison-Blanche.Alors que Washington déroulait le tapis rouge pour le président chinois, salué par 21 coups de canon et reçu sur la pelouse de la Maison-Blanche avec tous les honneurs, près de 2000 personnes manifestaient de l’autre côté de la rue, conspuant «le boucher de Pékin».«Ceci n’est pas une nouvelle Chine qu’on peut serrer dans ses bras, la même politique est en place dans ce pays depuis cinquante ans», a affirmé un des principaux orateurs de la manifestation, l’acteur Richard Gere, fervent militant de la cause tibétaine et proche du dalaï lama.Richard Gere,...