Sept civils, dont six d’une même famille, ont été assassinés depuis dimanche, a rapporté la presse, et une bombe a été désamorcée dimanche près de la mosquée Ketchoua, dans la basse Casbah.
A Bentalha, où plus de 200 civils ont été tués il y a un mois, selon des rescapés, 85, d’après un bilan officiel, un charnier a été découvert dans un puits situé dans des vergers.
«Une trentaine de cadavres, peut-être plus, y ont été jetés», a indiqué «Liberté». «Ce seraient, selon certaines sources, les femmes kidnappées lors des tueries de Raïs ou de Bentalha».
Les pompiers n’ont pas réussi à retirer les corps en raison de leur état de décomposition avancée et de la profondeur du puits, qui atteint 40 mètres, selon «Liberté».
Un autre charnier, renfermant plusieurs corps, avait déjà été découvert dans la localité d’Ouled Allal, transformée en bastion du Groupe islamique armé (GIA) et investie ces dernières semaines par l’armée.
Dans la région de Saïda (sud-ouest du pays), à Taoudmout, six civils ont été égorgés dans la nuit de samedi à dimanche, selon la presse. Un enfant de 14 ans a réussi à échapper au massacre.
A Alger, le frère d’un candidat du Front des forces socialistes (FFS, opposition), Abdelkrim Haddad, a été assassiné samedi soir devant son domicile, à l’aide d’une arme équipée d’un silencieux, rapporte «Liberté».
Dimanche, des habitants de la basse Casbah (vieille ville) ont repéré vers 13h00 un paquet suspect près de la mosquée Ketchaoua. Les artificiers ont neutralisé l’engin programmé «pour exploser dans les minutes qui allaient suivre, ce qui dans un quartier aussi fréquenté et à une telle heure de la journée aurait provoqué un nombre important de victimes», écrit «La Tribune».
Les forces de sécurité ont aussi tué samedi un islamiste armé présumé près de Cherarba, dans la périphérie d’Alger, et investi un «refuge terroriste» dans la Casbah où ont été récupérés des produits chimiques destinés à la fabrication de bombes et des armes blanches, selon ce journal. (AFP)

