Dans un communiqué, l’UPK a précisé que l’aviation turque avait mené quatre raids aériens, dont le premier mené par deux appareils turcs a visé les régions de Kilaw-Qasra, Seri-Maydan, Sorko-Mousi, Sousi et Binebawe, au sud-est d’Erbil, chef-lieu du Kurdistan.
Une heure plus tard, quatre appareils turcs ont attaqué les positions de l’UPK à Goshene et Hasari-Rost, près de Sidikan, au nord de Rawandoz, près de la frontière avec l’Iran. Quatre autres appareils ont attaqué des positions de l’UPK à Shaki-Soor, Zerkan et Kilaw-Kasim, dans la région de Chaqlawa-Harir, au sud de Rawandoz.
Des appareils ont attaqué à nouveau Binebawe, ainsi que Nawdarokan et Solawk, blessant dix personnes. A la même heure, l’artillerie turque a bombardé les positions de l’UPK dans la région de Balak.
Les forces du Parti démocratique du Kurdistan (PDK de Massoud Barzani), soutenues par l’armée turque, ont attaqué les combattants de l’UPK dans la région de Goshone, mais elles ont été repoussées, a indiqué le communiqué.
Samedi soir, l’UPK avait accusé la Turquie d’avoir procédé à de nouveaux bombardements de ses positions dans les zones de Role, de Zeni Mawelian et Kospi Chawre, dans la région de Balak, ainsi que dans les zones de Kapki Hamad Agha et de Bani-Harir, près de la frontière avec l’Iran.
L’UPK affirme que les raids aériens de l’aviation turque sont destinés à apporter un soutien militaire à son allié le PDK, qui combat à la fois l’UPK et les maquisards du PKK basés dans le nord de l’Irak. Ankara affirme de son côté que les attaques aériennes ne visent que les positions du PKK, en rébellion armée contre Ankara et qui utilise le nord de l’Irak comme base arrière.
Un cessez-le-feu était entré en vigueur le 17 octobre sous la pression de la Turquie, des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne entre les deux factions kurdes rivales d’Irak.
Cette trêve avait été généralement respectée par le PDK et l’UPK qui ont repris les affrontements jeudi soir.
PDK et UPK s’affrontent sporadiquement depuis 1994 pour le contrôle du nord de l’Irak, qui échappe à l’autorité de Bagdad depuis le printemps 1991. Jusqu’à mai 1994, date à laquelle ils avaient pris les armes mutuellement, ils avaient conjointement dirigé le nord de l’Irak.
Le PDK participe aux opérations menées par l’armée turque contre les maquisards kurdes du PKK en Irak du nord. Ankara et son allié le PDK affirment que les forces de l’UPK sont appuyées par le PKK. (AFP)

