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Actualités - Chronologie

Près de 400.000 étrangers en situation irrégulière ont quitté l'Arabie Séoudite

Près de 400.000 étrangers en situation irrégulière ont quitté l’Arabie Séoudite depuis la mi-juillet, profitant d’une amnistie qui a expiré vendredi dernier, a annoncé jeudi la presse séoudienne.
«Au total, 399.815 expatriés qui résidaient illégalement dans le royaume sont rentrés chez eux depuis le début de la campagne il y a trois mois», a déclaré le général Assad Abdel Karim al-Fatih, directeur général du département des Passeports, cité par les journaux.
Les autorités séoudiennes avaient accordé aux expatriés en situation irrégulière un délai de trois mois, expirant le 16 octobre à minuit, pour quitter le pays sans être inquiétés.

Six mois de prison
et 26000 dollars

Passé ce délai, les étrangers sans permis de travail sont passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à six mois de prison et d’une amende pouvant atteindre 26.000 dollars. Les Séoudiens qui hébergent des travailleurs illégaux sont également passibles d’une amende maximum de 13.000 USD.
La majorité des réfractaires sont des musulmans ayant effectué le plèlerinage annuel à La Mecque et Médine (ouest) mais qui préfèrent rester dans la clandestinité en Arabie plutôt que de retrouver la pauvreté chez eux.
Des milliers d’étrangers sont cependant bloqués, depuis l’expiration du délai, dans des centres de déportation en attendant d’être rapatriés.
Le général al-Fatih a assuré que le gouvernement déployait tous les efforts possibles pour rapatrier ces personnes par avion, par bateau ou en bus, et que les autorités s’acquittaient des frais de transport des personnes n’ayant pas de ressources financières.
Il a cependant indiqué que les autorités allaient délivrer des permis de résidence temporaire aux personnes n’ayant pas pu trouver de moyen de transport pour rentrer chez eux, le temps d’être rapatriées.
Beaucoup d’étrangers ont tardé à quitter le royaume parce que les formalités de départ prennent du temps: ils doivent obtenir de leurs ambassades des documents de voyage devant servir à l’obtention de visas de sortie délivrés par les autorités séoudiennes.

Patrouilles de
la police

Juste avant l’expiration de l’amnistie, des milliers d’étrangers, notamment des Asiatiques et des Africains, avaient pris d’assaut les avions et les bateaux. Les avions en partance pour Delhi, Islamabad et d’autres destinations asiatiques étaient pleins, de même que les ferries en partance pour l’Egypte, le Soudan et les ports africains et des bateaux supplémentaires ont été appelés à la rescousse.
La presse de Jakarta a rapporté jeudi que le gouvernement indonésien avait décidé de mettre en place un pont aérien avec l’Arabie Séoudite pour rapatrier en quinze jours quelque 10.000 de ses ressortissants, aux frais du gouvernement indonésien.
Le général al-Fatih a affirmé que la police allait patrouiller dans les centres commerciaux et les boutiques à la recherche des contrevenants.
Un journal séoudien avait rapporté mercredi que 539 étrangers en situation irrégulière avaient été arrêtés dans la seule région de Ryad en quatre jours, après l’expiration de l’amnistie.
Les autorités séoudiennes mènent chaque année une campagne pour expulser les étrangers en situation irrégulière .En 1996, les autorités avaient expulsé environ 400.000 personnes quelques mois après la fin du pèlerinage.
Selon des estimations officieuses, les expatriés, notamment asiatiques, représentent le tiers des 18 millions d’habitants du royaume. Le nombre des clandestins est estimé à un demi-million de personnes. (AFP)
Près de 400.000 étrangers en situation irrégulière ont quitté l’Arabie Séoudite depuis la mi-juillet, profitant d’une amnistie qui a expiré vendredi dernier, a annoncé jeudi la presse séoudienne.«Au total, 399.815 expatriés qui résidaient illégalement dans le royaume sont rentrés chez eux depuis le début de la campagne il y a trois mois», a déclaré le général Assad Abdel Karim al-Fatih, directeur général du département des Passeports, cité par les journaux.Les autorités séoudiennes avaient accordé aux expatriés en situation irrégulière un délai de trois mois, expirant le 16 octobre à minuit, pour quitter le pays sans être inquiétés.Six mois de prison et 26000 dollarsPassé ce délai, les étrangers sans permis de travail sont passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à six mois de prison et...