«Si mon rôle est d’aider à les conclure et les faire observer, il est également de veiller à ce qu’ils soient bien conservés», a déclaré le chef de la diplomatie française Hubert Vedrine en inaugurant cette salle.
«Les nouveaux espaces de conservation nous assurent d’une capacité de stockage pour les trente prochaines années», a-t-il indiqué.
«Si nous ne nous sommes pas trompés dans nos prévisions, je laisserai à mon successeur de l’an 2027 le soin d’inaugurer une nouvelle salle des traités», a-t-il ironisé.
Les traités internationaux ont commencé à être entreposés à partir de 1864 dans un coffre-fort situé au dépôt des archives diplomatiques, mais il a fallu attendre 1933 pour que soit réalisée la première salle des traités au Quai d’Orsay, a rappelé M. Védrine.
Une porte blindée protégeait ces précieuses archives. Le chiffre de sa combinaison fut publiquement révélé le 26 mai 1953 par le chef de la diplomatie française de l’époque, Georges Bidault, lors de l’inauguration des travaux de réfection de la salle décidés à la libération, Le code était 1648, date du traité de Westphalie, dont le texte est archivé au Quai d’Orsay. Il a été changé depuis et la nouvelle combinaison est un secret d’Etat.
«Mais la salle n’avait pas été conçue pour absorber le nombre sans cesse croissant des traités signés chaque année par la France», a noté le ministre.
«En 1950, les textes de 143 accords ou traités internationaux ont été reçus dans cette salle. En 1970, 250 textes. Actuellement, ce sont entre 350 et 450 traités qui doivent être conservés chaque année», a-t-il précisé. (AFP)

