Le président américain Bill Clinton a exprimé son inquiétude à propos d’«activités terroristes potentielles» dans la région dite de la «triple frontière», là où convergent les frontières de l’Argentine, du Brésil et du Paraguay.
De source informée, on indiquait, sous couvert de l’anonymat, qu’il se référait au Hezbollah libanais et que le sujet avait été abordé lors de l’entrevue entre M. Clinton et le chef de l’Etat argentin Carlos Menem.
M. Clinton a, pour la première fois depuis le début de son séjour en Argentine, évoqué ce problème publiquement dans une interview accordée à un groupe de journalistes argentins avant de quitter Buenos Aires pour San Carlos de Bariloche, un lieu de vacances très huppé de Pathogénie (sud) où il est arrivé dans l’après-midi.
«Le Brésil et l’Argentine travaillent avec nous pour stopper l’interruption du processus démocratique au Paraguay», a-t-il d’abord dit dans une référence à la situation politique interne dans ce dernier pays.
«Nous avons maintenant les problèmes d’activités terroristes potentielles dans (la région de) la triple frontière», a-t-il poursuivi.
Par ailleurs, M. Clinton a indiqué que les représentants d’associations israélites argentines et des familles des victimes de deux attentats qui firent un total de 115 morts et 500 blessés en 1992 et 1994 à Buenos Aires lui avaient demandé de fournir au juge chargé de l’enquête toute information que la CIA (services américains de renseignements) ou le FBI (police fédérale) pourraient avoir en leur possession et qu’ils n’auraient pas transmise. (AFP)

