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Actualités - Chronologie

Croulant sous sa dette publique, le Japon acculé à la rigueur

Le gouvernement japonais s’apprête a dévoiler mardi un modeste plan pour tenter de stimuler une économie défaillante qui excluera tout appel à la dépense publique car, croulant sous le poids d’une dette publique considérable, le Japon ne peut plus s’offrir ce luxe.
Le gouvernement japonais prépare depuis plusieurs semaines une série de mesures pour tenter de redresser une économie qui traverse sa plus longue période de stagnation de l’après-guerre et qui a enregistré au deuxième trimestre une contraction spectaculaire de 2,9% comparé au premier trimestre.
Soumis à la pression conjuguée des milieux d’affaires et d’une partie des élus du parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir, le ministre des Finances Hiroshi Mitsuzuka a tenu bon et refusé toute mesure de relance qui s’appuierait sur une baisse des impôts et conduirait à l’émission de nouvelles obligations pour couvrir le manque à gagner sur recettes fiscales.
Le ministre l’a répété vendredi: le programme de baisse des impôts sur le revenu totalisant 2.000 milliards de yens (16,67 milliards de dollars) proposé par certains élus est «absolument inacceptable».
De fait, le ministre et la direction du PLD sont arrivés jeudi soir à un accord sur ce sujet. Toute discussion sur d’éventuelles mesures d’allègements fiscaux est reportée à la nouvelle session parlementaire en janvier.
Vendredi, le premier ministre Ryutaro Hashimoto a officiellement donné pour instruction au directeur (ministre) de l’Agence de la planification économique Koji Omi de préparer le nouveau plan de stimulation.
«Les mesures viseront à restaurer la confiance dans l’économie et à maintenir les perspectives à long terme», a déclaré ce dernier.
Mais sauf coup de théâtre, les mesures en question seront donc loin de ressembler à un vrai plan de relance. Elles s’attacheront essentiellement à faciliter les transactions sur le marché immobilier, à des réductions de taxes sur les terrains et à diverses opérations de déréglementation.
Ces dernières années, l’économie japonaise a été tenue à bout de bras par des plans de relance à répétition financés par des déficits budgétaires.
Le Japon paye aujourd’hui cette dérive de ses finances publiques qui en fait l’un des plus mauvais élèves du G7. Selon les estimations officielles, la dette publique japonaise devrait atteindre la somme colossale de 476.000 milliards de yens (3.966 milliards de dollars) au terme en mars 1998 de l’année fiscale en cours.
Ce chiffre se rapproche dangereusement du Produit intérieur brut (PIB) de l’archipel évalué à 515.000 milliards de yens. Parmi les grands pays industrialisés, seuls l’Italie et le Canada font pire.
M. Hashimoto a averti le pays récemment: si rien n’est fait pour assainir cette situation sans délai, les finances publiques nippones s’écrouleront au début du siècle prochain.
La bourse de Tokyo qui broie du noir depuis des mois a réalisé vendredi un plongeon de 229,07 points, soit un recul de 1,3%, poussée à la baisse par les espoirs déçus de mesures fiscales supplémentaires.
Le ministère des Finances s’est employé ces derniers jours à justifier son intransigeance. Il a présenté les résultats d’une étude selon laquelle une réduction d’impôts serait moins productive pour l’économie que des investissements publics supplémentaires.
C’est ainsi qu’une réduction de 1.000 milliards de yens de l’impôt sur le revenu accordée chaque année sur les trois prochaines années ne générerait que 545 milliards de yens de recettes provenant du surcroît de consommation qu’elle provoquerait. Le solde serait donc un manque sur recettes de 2.455 milliards de yens, avec des effets sur l’économie minimes. (AFP)
Le gouvernement japonais s’apprête a dévoiler mardi un modeste plan pour tenter de stimuler une économie défaillante qui excluera tout appel à la dépense publique car, croulant sous le poids d’une dette publique considérable, le Japon ne peut plus s’offrir ce luxe.Le gouvernement japonais prépare depuis plusieurs semaines une série de mesures pour tenter de redresser une économie qui traverse sa plus longue période de stagnation de l’après-guerre et qui a enregistré au deuxième trimestre une contraction spectaculaire de 2,9% comparé au premier trimestre.Soumis à la pression conjuguée des milieux d’affaires et d’une partie des élus du parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir, le ministre des Finances Hiroshi Mitsuzuka a tenu bon et refusé toute mesure de relance qui s’appuierait sur une baisse des...