Dans une déclaration au quotidien arabe basé à Londres «Al-Hayat», le ministre a en outre indiqué que des investissements de plus deux milliards de dollars étaient nécessaires afin de pouvoir porter la capacité de production de brut de Qatar à 700.000 barils par jour vers l’an 2000.
«Notre objectif est de pouvoir exporter 30 millions de tonnes de GNL sur une période allant de cinq à dix ans. Qatar sera alors le premier exportateur mondial», a affirmé le ministre.
Qatar, qui dispose des troisièmes réserves mondiales de gaz après la Russie et l’Iran, a déjà signé des contrats de vente portant sur 10,8 millions de tonnes/an de GNL, dont 6 vers le Japon et 4,8 vers la Corée du Sud, a-t-il rappelé.
La compagnie de liquéfaction Qatargas a commencé en janvier dernier à livrer au Japon, alors que les ventes vers la Corée du Sud commenceront en juillet 1999 et seront effectuées par la compagnie Rasgas, en cours de construction.
Total (France) et Mobil (Etats-Unis) sont les principaux partenaires du groupe étatique Qatar General Petroleum Corporation (QGPC) dans Qatargas. Mobil est le principal actionnaire étranger de Rasgas.
Le ministre a indiqué par ailleurs que Rasgas avait signé avec la compagnie française Elf Aquitaine une lettre d’intention pour livrer pas le biais de cette dernière du GNL au Liban, sans préciser les volumes envisagés.
M. Attiya a indiqué que les négociations se poursuivaient avec l’Inde, la Turquie, la Chine, Taïwan et la Thaïlande pour transformer les lettres d’intention signées avec ces pays en commandes fermes de GNL.
Les lettres d’intention avec l’Inde, la Turquie et la Thaïlande portent sur 2 millions de tonnes/an pour chacun, alors que celles signées avec la Chine et Taïwan portent sur 2,5 et 2,1 millions de tonnes/an respectivement.
M. Attiya a affirmé que les éventuelle livraisons à l’Inde se feraient par méthanier, écartant un projet de gazoduc sous-marin promu par la compagnie Crescent Petroleum basée à Charjah (Emirats arabes unis).

