Un des co-lauréats du prix Nobel d’économie, Myron Scholes, va utiliser le demi-million de dollars de son prix pour payer quelques factures et il investira le reste, mais sans utiliser la formule des «produits dérivés» qui lui a valu d’être couronné.
«Lorsque j’aurai payé mes impôts et le voyage en Suède, pour moi et ma famille, afin de recevoir le prix, j’investirai le reste», a-t-il déclaré aux journalistes qu’il recevait dans son bureau de l’université de Stanford, à Palo Alto, en Californie.
Myron Scholes a ajouté qu’il n’investissait pas dans des produits dérivés mais préférait des indices à terme basés sur des actions. C’est pourtant «l’élaboration d’une nouvelle méthode d’évaluation des produits financiers dérivés» qui lui a valu, avec un autre Américain, Robert Merton, l’attribution du prix Nobel.
«Je n’aurai jamais pensé que cette formule aurait des racines se développant dans autant de directions du monde financier», a-t-il dit quelques heures après un coup de téléphone, au petit matin, de son frère qui l’appelait de New York pour lui annoncer qu’il était le lauréat du prix Nobel.
Myron Scholes, 56 ans, et Robert Merton, 53 ans, professeur à l’Université de Harvard, ont été couronnés pour la création d’une méthode qui, selon le comité Nobel, «a été à l’origine de la croissance rapide des marchés des produits financiers pendant ces dix dernières années».
Les deux hommes, qui s’étaient rencontrés il y a environ trente ans alors qu’ils enseignaient tous deux à l’Institut de technologie du Massachusetts, se sont parlés par téléphone. «Merton était aux anges», a déclaré Myron Scholes en évoquant cette conversation.
«Cela est étonnant, a ajouté le nouveau prix Nobel devant les journalistes. Hier, j’aurais pu rentrer dans une salle de classe sans que personne y prête attention». (AFP)


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