L’accord porte sur la livraison de 5.000 missiles antichars NT-D et de missiles portables pour l’armée de terre fabriqués par une société israélienne. Il a été signé malgré les récents appels de l’Action électorale de Solidarité AWS, vainqueur des législatives du 21 septembre, à laisser le nouveau gouvernement prendre la décision finale.
Selon M. Rosati, une des clauses de cet accord prévoit que des essais de tir soient effectués en Pologne avant la signature définitive du contrat qui se ferait entre les sociétés concernées, l’entreprise Elbit/Raphaël de Haïfa côté israélien et l’usine d’armements Mesko de Skarzysko-Kamienna (centre) et le fabricant d’hélicoptères Swidnik (sud-est), côté polonais.
Les missiles antichars, toujours au stade expérimental aujourd’hui, seraient fabriqués en Pologne entre 1999 et 2013. «Allez dire aujourd’hui aux ouvriers de Mesko et de Swidnik (dont les entreprises sont menacées par la faillite) qu’encore une nouvelle fois un politicien arrivera avec une autre décision», a dit M. Kaczmarek, soulignant que les négociations avaient été achevées et devaient aboutir à la signature d’un accord.
«L’accord a été signé par le ministre de l’Economie et doit être encore entériné par le gouvernement, tâche que nous allons laisser au nouveau cabinet», a pour sa part annoncé le premier ministre sortant, M. Wlodzimierz Cimoszewicz.
Les Etats-Unis avaient fait pression sur Varsovie, estimant qu’un pays candidat à l’OTAN devrait choisir ses fournisseurs d’équipements militaires parmi les pays membres de l’Alliance. L’offre de Rockwell pour la production en Pologne des missiles Hellfire a été déposée trop tard.
Par ailleurs, le missile HOT 3 proposé par le groupe franco-allemand Euromissile (Aérospatiale et DASA), moins coûteux que son concurrent israélien, et qui a fait ses preuves lors de la guerre du Golfe, n’a pas été retenu.
Varsovie avait invité officiellement au printemps de 1997 un consortium international monté par Boeing North American à proposer un système intégré d’avionique et de gestion de tir pour le Huzar, d’une valeur d’environ 300 M USD. Ces systèmes pourraient être rendus compatibles avec les missiles israéliens. (AFP)

