Mme Albright a évoqué la rencontre mercredi entre MM. Netanyahu et Arafat, la première en huit mois, qu’elle a qualifiée de «progrès», selon la présidence du Conseil à Jérusalem.
A Gaza, un porte-parole de M. Arafat, M. Nabil Abou Roudeina, a indiqué que le dirigeant palestinien et Mme Albright avaient «discuté des résultats de la médiation américaine et en particulier du sommet de mercredi».
En Conseil des ministres hebdomadaire dimanche, M. Netanyahu a indiqué qu’il avait essentiellement discuté avec M. Arafat des questions sécuritaires, auxquelles Israël conditionne la reprise des négociations.
«Nous avons assisté à des débuts prometteurs ces derniers jours», a déclaré M. Netanyahu à ses ministres, selon un communiqué de la présidence du Conseil. «Mais nous attendons de voir si un véritable changement systématique a eu lieu et si l’Autorité palestinienne continue à lutter contre le terrorisme», a-t-il ajouté.
Au terme du sommet surprise entre les deux dirigeants, Israël a accepté de débloquer près de 50 millions de dollars dus aux Palestiniens et les deux parties ont décidé de reprendre leur coopération sécuritaire.
Il n’y a cependant pas eu d’avancée sur les dossiers qui bloquent le processus depuis des mois: la colonisation juive des territoires occupés et le refus d’Israël de retirer ses troupes de Cisjordanie.
L’émissaire américain, Dennis Ross, qui a arrangé le sommet de mercredi dernier, doit revenir dans la région samedi prochain, selon l’Autorité palestinienne. Une série de négociations à haut niveau entre Israéliens et Palestiniens est ensuite prévue à partir du 27 octobre à Washington, pendant quatre jours.
Progrès
Par ailleurs, les négociateurs des deux camps ont fait état dimanche de progrès dans leurs pourparlers sur l’aéroport de Gaza, indiquant qu’ils étaient proches d’un accord sur la question de la sécurité.
«Nous avons présenté nos positions respectives concernant la sécurité (à l’aéroport) et nous avons réussi à les rapprocher», a déclaré M. Fayez Zaïdan, directeur de l’Autorité de l’aviation qui dirigeait la délégation palestinienne aux pourparlers tenus à Tel-Aviv.
M. Zaïdan a affirmé que les deux parties n’étaient pas encore convenus de l’utilisation par le président palestinien Yasser Arafat de l’aéroport, situé à Rafah dans le sud de la bande de Gaza. Mais la télévision israélienne a indiqué que M. Arafat avait été autorisé à décoller de cet aéroport.
Des négociateurs israéliens ont pour leur part affirmé que du matériel pour l’aéroport, actuellement bloqué à la douane au port israélien d’Ashdod, serait bientôt remis aux Palestiniens.


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