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Actualités - Chronologie

Campagne de privatisations tous azimuts en Bulgarie

Le gouvernement bulgare lance une vaste campagne de privatisations pour 80 grandes entreprises, faisant appel à «des investisseurs étrangers stratégiques» afin de redresser l’économie en crise.
Outre ces 80 grandes entreprises, dont la Compagnie des télécommunications et la Compagnie nationale d’électricité, l’industrie militaire attend également des investisseurs occidentaux pour pouvoir fonctionner selon les critères de l’OTAN.
Cet effort donne ses premiers résultats: alors que les investissements étrangers depuis la chute du communisme en 1989 ne se chiffrent qu’à 1,2 milliard de dollars, 412,6 millions ont été réalisés depuis le seul début de l’année. La Belgique est la plus active avec des investissements de 251,6 millions de dollars, suivie par l’Allemagne (233 millions de dollars)
La compagnie belge Solvay a effectué le plus grand investissement étranger en Bulgarie en rachetant, le 15 avril dernier, 60% de l’entreprise bulgare de soudes Sodi Devnya, une des plus grandes d’Europe, pour 160 millions de dollars.
A la fin 1996, plus de 90% des actifs des entreprises appartenaient toujours à l’Etat et la Bulgarie tenait la dernière place parmi les pays post-communistes pour les investissements étrangers qui se chiffraient à 780 millions de dollars au total.
Jusque récemment, des directeurs d’entreprises d’Etat, criblées de dettes et fonctionnant à perte, touchaient des commissions de firmes privées pour la fourniture, par celles-ci, de matières premières à des prix prohibitifs, ou encore pour la vente, à bon marché, de leur production.
Le retard de la privatisation qui en a résulté a provoqué une grave crise en 1996, lorsque 14 banques dévastées par des créances insolvables ont été fermées et la devise nationale, le lev, a été dévaluée de 600%. Une crise politique en janvier 1997 a amené l’inflation au niveau record de 243% pour le seul mois de février 97.

Directoire financier

A la suite d’élections anticipées en avril, le Parlement a mis en place un directoire financier, système d’austérité exigé par le Fonds monétaire international. Le lev a été rattaché au deutschemark et la Banque centrale n’a plus le droit de financer le déficit budgétaire, celui-ci devant être couvert par les revenus de la privatisation.
Un millier d’entreprises étrangères sont invitées du 22 au 24 octobre à Sofia pour un «Forum des investissements» qui doit présenter les conditions d’investissements en Bulgarie.
En attendant, le Parlement examine une nouvelle loi sur les investissements étrangers, encouragée par l’Association internationale du commerce en Bulgarie (BIBA).
Cette loi prévoit de lever, pour les sociétés mixtes ayant un participant bulgare, l’interdiction constitutionnelle faite aux étrangers d’acheter des terrains en Bulgarie. Elle compte aussi abolir l’actuel seuil de 50.000 dollars d’investissements étrangers pour avoir accès à des facilités.
Les investissements de plus de 5 millions de dollars qui créent au moins 200 emplois et exploitent des ressources nationales profiteront en outre d’une réduction de moitié de l’impôt sur le profit, pendant 10 ans. L’importation de machines et d’équipements sera affranchie de taxes, selon ce projet.
Dans un livre blanc remis au gouvernement en septembre, la BIBA s’est plainte de «la bureaucratie, l’absence de facilités fiscales, les défauts des transports et des communications, et la criminalité».
Dès son arrivée au pouvoir en mai dernier, le premier ministre Ivan Kostov s’est posé l’objectif de «reconquérir la Bulgarie aux bandits», lançant une campagne contre la criminalité et la corruption. (AFP)
Le gouvernement bulgare lance une vaste campagne de privatisations pour 80 grandes entreprises, faisant appel à «des investisseurs étrangers stratégiques» afin de redresser l’économie en crise.Outre ces 80 grandes entreprises, dont la Compagnie des télécommunications et la Compagnie nationale d’électricité, l’industrie militaire attend également des investisseurs occidentaux pour pouvoir fonctionner selon les critères de l’OTAN.Cet effort donne ses premiers résultats: alors que les investissements étrangers depuis la chute du communisme en 1989 ne se chiffrent qu’à 1,2 milliard de dollars, 412,6 millions ont été réalisés depuis le seul début de l’année. La Belgique est la plus active avec des investissements de 251,6 millions de dollars, suivie par l’Allemagne (233 millions de dollars)La compagnie belge...