Expo collective à
la galerie Rochane
Rentrée consacrée aux nouveaux talents à la galerie Rochane (Verdun Plaza), qui accroche, jusqu’au 18 octobre, une soixantaine de tableaux de cinq jeunes artistes.
D’inspiration africaine, les toiles — très graphiques — de Ghida Reda Fadlallah juxtaposent sur fond brun et ocre les signes et les symboles du continent noir.
Paysages linéaires et peinture lisse pour Mona Khattab qui représente, en acrylique, un monde rural aseptisé.
Mary Petrossian, quant à elle, peint les personnages traditionnels du monde du cirque. Clowns et jongleurs aux faciès, habits et accessoires haut en couleurs.
Les mixed-médias d’Amal Géha Jahjan ont un petit côté d’illustrations. Figures caricaturales et paysages libanais de carte postale (Baalbeck, Anjar, Saïda…) revus et corrigés façon BD.
Fadi Chamaa (autodidacte) semble avoir une prédilection pour le fruit du péché, de la tentation: la pomme. Qu’il place au centre de ses toiles en figure principale et unique, ou qu’il dispose en accessoire de ses portraits d’hommes aux visages émaciés, tristes et fermés…
Panorama chez Epreuve d’artiste
La galerie Epreuve d’artiste a déménagé. Elle s’est installée à quelques pâtés d’immeubles de son ancien local, rue Sursock. C’est donc au premier étage de l’immeuble Victor Cassir, qu’elle présente jusqu’au 18 octobre, une centaine de pièces de sa collection privée, commencée en 1979. Des toiles, des sculptures, des objets hétéroclites, œuvres d’artistes-maison. Et qui offrent un panorama de la peinture-locale — des 18 dernières années. Cela va d’Assadour à Charles Khoury en passant par Amine el-Bacha, Mahmoud Zibawi, Martin Giesen, Charles Khoury, Jean-Marc Nahas…
Gaby Maamari à «L’Adresse»
De sa formation d’architecte d’intérieur Gaby Maamari garde le sens de l’harmonie des couleurs comme de l’équilibre d’une œuvre. Ses études de philosophie et de psychologie influent également sur sa peinture et il déverse aussi sur la toile des interrogations existentielles, une vision nostalgique, pessimiste, à la limite de l’absurde. Il y inscrit sa perception des rêves, du souvenir, des sentiments, de la religion et surtout de la mort. En effet, la grande faucheuse hante cet artiste… Il la représente dans une série d’«autoportraits» par un symbole éloquent, le crâne! Couleurs sombres pour dire la détresse, l’absurdité de la condition humaine, les souvenirs de guerre… mais aussi tonalités chaudes, (mauve, violet, pourpre et orangé) pour décrire les fragments d’enfance, le cocon familial rassurant et chaleureux…
L’exposition se tient à L’Adresse, (café-restaurant) à Raouché, jusqu’au 31 octobre.
Inspiration de Khalil Allaik
Khalil Allaik est un jeune peintre amoureux. Il utilise le langage pictural pour… le crier sur les toits. Une véritable obsession. 90 toiles en noir et blanc qui célèbrent la dame de ses pensées. Une femme représentée, de manière pour le moins originale, en une multitude de silhouettes, de formes, de cercles et de traits. L’ensemble est censé reproduire, ou cerner, la personnalité de l’être aimé. Le support est également assez peu conventionnel puisque la toile chez Allaik s’étire en longueur, se rétrécit et s’éloigne de plus en plus du format 50x70 habituel. Mais pourquoi en noir et blanc? Parce que, répond l’artiste, «ce contraste est symbolique de l’attirance des contraires»…
Le vernissage a lieu ce soir à 18h dans le studio de l’artiste à Ayn el-Mreyssé, face au Palais Joumblatt.
L’exposition se tiendra là jusqu’au 19 octobre.
Abstractions chez Noah’s Ark
La galerie Noah’s Ark (Zalka) réunit jusqu’au 25 octobre, une trentaine d’œuvres abstraites, de dix peintres arméniens.
Factures différentes et autant de conceptions de la peinture abstraite. Cela va de la superposition de couches de couleurs contrastées (Albert Hakobian) à l’éclaboussement direct du tube sur la toile (Vahan Roumélian) en passant par les collages de Mireille Goguikian, la palette de tons fruités de Missak Terzian, la touche goudronneuse de Martin Petrossian, les larges plages de couleurs neutres d’Armen Sakayan et les coulis de peinture de Hrant Mirzoyan. Il y a également les tableaux aux couleurs primaires (rouge, noir, jaune, bleu) d’Henrik Elibekian, les juxtapositions de signes, symboles et formes diverses de Gabriel Manoukian et les collages de papiers parcheminés sur fond abstrait de Samuel Saghatelian…
NUIT DU COURT-MÉTRAGE À L’IESAV
L’institut d’études scéniques, audiovisuelles et cinématographiques (IESAV) organise une «Nuit du court métrage» au cours de laquelle les films-projets de diplômes de la 5e promotion seront projetés. Mardi 14 octobre, à partir de 18h, au théâtre Monot, USJ.

