Emmenée par David Douillet, triple champion du monde et médaillé d’or à Atlanta, et par les deux autres champions olympiques, Djamel Bouras et Marie-Claire Restoux, la France affiche de justes ambitions.
«Nous espérons quatre à cinq médailles, dont un titre», déclare Fabien Canu, le directeur technique national (DTN), habitué à placer la barre très bas.
Car le judo français — qui abandonne pour la première fois de son vieux temple de Coubertin pour le moderne POPB — peut espérer mieux au vu de ses derniers résultats en terres étrangères.
Six médailles olympiques et trois titres à Atlanta en 1996, ont fait suite aux six médailles mondiales et toujours trois titres — deux pour Douillet et un pour Restoux — à Chiba, en 1995.
A domicile et avec une équipe en partie rajeunie, les Tricolores peuvent espérer mieux que les objectifs fixés par leur DTN.
Pour ce faire, il devront avant tout compter sur leurs médaillés olympiques. Les trois champions mais aussi Christophe Gagliano (moins de 71) et Christine Cicot (plus de 72), qui ont tous deux ramené le bronze d’Atlanta et qui rêvent désormais de la plus haute marche du podium.
Meloux veut une revanche
Seul manquant à l’appel, Stéphane Traîneau, médaillé de bronze en juillet dernier et champion du monde en 1991 en moins de 95 kilos, a dû céder sa place au jeune Ghislain Lemaire, 25 ans et vice-champion d’Europe à Ostende en mai dernier.
Egalement médaillé d’argent en Belgique, Yacine Douma (moins de 60) et Larbi Benboudaoud (moins de 65) auront à cœur de bien faire.
Enfin, ce championnat sera aussi l’occasion de revoir sur les tapis Vincenzo Carabetta, vice-champion d’Europe des moins de 86 kilos en 1994 et de retour de blessure après une opération de genou.
Chez les filles, Sylvie Meloux tentera de prendre une revanche sur le mauvais sort.
Ecartée de la sélection tricolore en 1995, elle se blessait l’an passé alors que sa place dans l’équipe de France olympique semblait acquise.
Revenue au niveau et désormais forte d’un titre européen, elle tentera de monter sur le podium mondial, tout comme une autre ancienne, Isabelle Beauruelle, championne d’Europe des moins de 66 en 1991.
Blessée à Atlanta, Estha Essombe, deux fois médaillée d’argent européenne en moins de 72, revient elle aussi à son meilleur niveau.
Enfin, Magali Baton (moins de 56) et les petites nouvelles Céline Lebrun (toutes catégories) et Séverine Vandenhende (moins de 61), toutes trois troisièmes à Ostende, tenteront de franchir un palier supplémentaire. (Reuter)

