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Actualités - Chronologie

Benigno, Pombo, Urbano : les survivants de la Guérilla

Lorsque, le 1er avril 1967, la guérilla bolivienne du Che prit sa forme définitive, 45 guérilleros — dont une seule femme «Tania», l’Argentino - Allemande Haydée Tamara Bunke Bider — composaient l’effectif. Les Boliviens sont les plus nombreux (23), les Cubains sont au nombre de 16.
Au moment de la capture du Che dans la Quebrada del Yuro, le 8 octobre, avec 5 de ses compagnons, un premier groupe de 4 hommes, en mauvais état physique, va réussir à s’enfuir. Ils seront ensuite capturés et exécutés le 14 octobre.
Un second groupe parvient lui aussi à rompre l’encerclement de l’armée: trois Boliviens, Inti (Inti Peredo), Dario et Niato et trois Cubains, Benigno (Dariel Alarcon Ramirez), Pombo (capitaine Harry Villegas Tamayo) et Urbano (capitaine Leonardo Tamayo Nunez).
Traqués jour et nuit, leur tête mise à prix, ils franchissent les Andes, vers l’ouest, à pied. Dario sera tué lors de la dernière embuscade, à Mataral, le 15 novembre 67. Inti qui les quitte à Oruro, avant qu’ils pénètrent au Chili, tente de continuer la lutte armée en Bolivie, avant d’être assassiné par l’armée le 9 septembre 69. Niato gagne lui la Paz, où il est tué le 31 décembre 69.
Les trois Cubains mettront cinq mois pour regagner la Havane, après des pérégrinations hors du commun. Benigno, réfugié en France depuis deux ans et Pombo, général de brigade à Cuba, ont écrit, chacun de leur côté, sur leur retour à Cuba (respectivement, «Les survivants du Che», Ed. du Rocher et «Un homme dans la guérilla du Che», Ed. Graphein).
Les trois rescapés, sans aucun contact, souvent sans nourriture et presque sans munitions, arrivent, avec deux guides boliviens, Vilca et Quiniones à Caminia, au nord du Chili le 23 février 1968. Ils ont parcouru quelque 2.000 kilomètres. Ayant décidé de remettre leur sort entre les mains des autorités chiliennes — celles de Chapiquilta — ils sont conduits à Iquique, Antofagasta, puis Santiago où, à l’Hôtel de Police, ils reçoivent la visite du sénateur... Salvador Allende, alors que les Etats-Unis exigent qu’ils soient remis au gouvernement de La Paz. Un décret les expulse du Chili du président Eduardo Frei.
Leur épopée va commencer avec un transfert sur l’Ile de Pâques (25 février) dans un avion où ont pris place des agents de la CIA, selon Benigno. Quelques jours plus tard, ils sont mis dans un avion vers... Tahiti, en tant que membres d’une délégation présidée par Salvador Allende. A Tahiti, où ils ont été reçus par les autorités françaises, c’est la fête, avant de reprendre leur voyage forcé en faisant le tour du monde: la Polynésie française, le Sri Lanka, Addis Abeba puis Paris, selon Pombo, où Benigno, Pombo et Urbano passent quelques heures seulement. Ensuite Aéroflot les conduit à Prague puis Moscou, avant de rejoindre, 20 heures plus tard, La Havane, où ils sont accueillis par une foule énorme et Fidel Castro en personne. (AFP)
Lorsque, le 1er avril 1967, la guérilla bolivienne du Che prit sa forme définitive, 45 guérilleros — dont une seule femme «Tania», l’Argentino - Allemande Haydée Tamara Bunke Bider — composaient l’effectif. Les Boliviens sont les plus nombreux (23), les Cubains sont au nombre de 16.Au moment de la capture du Che dans la Quebrada del Yuro, le 8 octobre, avec 5 de ses compagnons, un premier groupe de 4 hommes, en mauvais état physique, va réussir à s’enfuir. Ils seront ensuite capturés et exécutés le 14 octobre.Un second groupe parvient lui aussi à rompre l’encerclement de l’armée: trois Boliviens, Inti (Inti Peredo), Dario et Niato et trois Cubains, Benigno (Dariel Alarcon Ramirez), Pombo (capitaine Harry Villegas Tamayo) et Urbano (capitaine Leonardo Tamayo Nunez).Traqués jour et nuit, leur tête mise à...