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Actualités - Chronologie

Les policiers demandent pardon pour les déportations

Le premier syndicat de policiers en tenue a demandé mardi, à son tour, pardon pour la participation de fonctionnaires de la police française aux déportations de juifs sous l’Occupation.
«Il y a 55 ans, la rafle du Vel d’Hiv s’abattait sur Paris, sur la France et sur le monde. Des policiers portent une lourde responsabilité du fait que des hommes, avant d’être des policiers, se sont faits les complices de l’ignoble et du crime organisé», écrit le Syndicat national des policiers en tenue (SNPT).
«Dans l’ombre, (ces policiers) ont cautionné les exactions et les massacres, par leur inertie ils ont permis l’impensable, par leur peur le sang a coulé et par leur volonté beaucoup d’innocents ne sont pas revenus de l’horreur», poursuit le texte.
«Depuis ces temps, nous, policiers, portons un fardeau d’une extrême lourdeur dont nous devons nous séparer sans jamais oublier qu’il a existé», poursuit le SNPT.
Cette déclaration a été lue mardi, à 18h30 par le secrétaire général du SNPT, André Lenfant, lors d’une cérémonie en présence des représentants de la communauté juive de France, au mémorial du martyr juif inconnu, à Paris.

La «honte»
Le secrétaire national du syndicat, Christophe Gros, y a lu une «lettre du pardon».
Le SNPT et deux autres syndicats qui avaient fait cause commune lors des dernières élections professionnelles, en 1995, avaient recueilli sous une bannière unitaire 42,55% des suffrages exprimés chez les policiers en tenue.
Il représenterait plus du quart des gardiens de la paix, de source officielle. Le SNPT, aussi implanté en région parisienne, est largement majoritaire en province.
A la veille de l’ouverture du procès de Maurice Papon, à Bordeaux, le SNPT, qui se veut le syndicat des «policiers de base», dit ne pas obéir «à des ordres». «Il n’y a aucun mimétisme sur d’autres corporations ou congrégations», dit André Lenfant.
«Notre décision était prise depuis longtemps», explique dans son texte André Lenfant.
Dans cette déclaration, il ajoute: «Pour pouvoir entrevoir l’espoir d’une paix réelle, nous demandons pardon aux parents ainsi qu’aux descendants des victimes de la rafle du Vel d’Hiv, comme pour les autres lieux où des policiers ont été impliqués dans les déportations vers les camps de la mort».
Dans une lettre distincte au ministre de l’Intérieur, Jean-Pierre Chevènement, le SNPT demande par ailleurs que soit rétablie la visite au mémorial du martyr juif inconnu dans la formation initiale des gardiens de la paix.
Le syndicat estime que c’est le seul moyen de montrer aux futurs policiers «ce qui fait la honte de notre corporation», alors que, selon le SNPT, «dans l’ombre de notre société et de notre corporation, des valets serviles agissent avec malveillance et sournoiserie, tendant d’assurer une continuité à ce que nous pensions ne jamais voir revenir».
Le SNPT, avec d’autres syndicats, a obtenu de la justice l’interdiction d’un syndicat ouvertement Front national dans la police, alors que des élections professionnelles anticipées se dessinent à brève échéance. (Reuter)
Le premier syndicat de policiers en tenue a demandé mardi, à son tour, pardon pour la participation de fonctionnaires de la police française aux déportations de juifs sous l’Occupation.«Il y a 55 ans, la rafle du Vel d’Hiv s’abattait sur Paris, sur la France et sur le monde. Des policiers portent une lourde responsabilité du fait que des hommes, avant d’être des policiers, se sont faits les complices de l’ignoble et du crime organisé», écrit le Syndicat national des policiers en tenue (SNPT).«Dans l’ombre, (ces policiers) ont cautionné les exactions et les massacres, par leur inertie ils ont permis l’impensable, par leur peur le sang a coulé et par leur volonté beaucoup d’innocents ne sont pas revenus de l’horreur», poursuit le texte.«Depuis ces temps, nous, policiers, portons un fardeau d’une extrême...